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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 20:09

    100 ans  et un anniversaire ... Suite à un important travail de recherches sur les personnes dont les noms sont  inscrits sur le monument aux morts de la commune de Bucy Le long , un ouvrage va prochainement voir le jour ; je vous invite à en savoir un peu plus dans les lignes qui suivent et dans le livre à venir  .

N'hésitez pas à souscrire ..

 

 

Des hommes ont souffert - Copie

 

1914—1918. Le devoir de mémoire

 

Patrimoine de BUCY-LE-LONG

Lors des derniers conflits contemporains, des hommes ont souffert, ont échangé leur Vie contre la nôtre. Dans des conditions effroyables de souffrances et de douleurs pendant la Grande Guerre de 1914-1918, la Guerre de 1939-1945, la Guerre d’Indochine, la Guerre d’Algérie, parfois loin de leur terre natale, ils sont restés d’une extrême dignité, à leur poste jusqu’à la mort.

Cette année 2014, est le témoignage que nous leurs devons. Les commémorations de la déclaration de la 1ère Guerre Mondiale le 2 août 1914, sont l’occasion, pour nous de les honorer.

Avec la municipalité de Bucy, son maire M. BATTISACCHI, la section des A.C., nous prenons une part active à ce souvenir, à cette mémoire. Nous avons le soutien de notre député, M. Jacques KRABAL, Mme Annick VENET, conseillère générale, le conseil général de l’Aisne, le groupe TEREOS, le Crédit Agricole du Nord Est, le groupe MONNET-SÈVE, d’Outriaz (Ain).

Dans un mémoire de 366 pages, avec illustrations, l’auteur Louis FÉRIN retrace dans une biographie individuelle la vie tragique de ces hommes, des enfants de Bucy « Morts pour la France » ; ceci depuis leur naissance, avec leur filiation, leur profession, leur parcours militaire, les combats auxquels ils ont participés jusque leur mort. Une exposition est en cours de montage. Mais aujourd’hui, nous vous proposons ce livre : « AVANT QUE LA MÉMOIRE NE SEFFACE ». Il sera publié courant avril de cette année. Dès aujourd’hui, nous lançons la souscription. Compte-tenu des coûts, il ne sera tiré, limité qu’à 100 exemplaires. C’est pourquoi, nous vous demandons de réagir rapidement, aucun autre tirage ne sera effectué. Il vous est présenté au prix de 35 €. Dos carré collé, au format 16.00 x 24.00. Papier couché satiné 135g /m2. Couverture quadri 300 g/m2, pelliculée brillant R0.

Le président

 

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                                                    BULLETIN DE SOUSCRIPTION

 

Monsieur, madame,……………….……………adresse :…………………………………………… e-mail………………, souscrit……ex……………..au prix de 35 €……….soit……….€, à l’ordre du PATRIMOINE DE BUCY-LE-LONG. Éventuellement, ajouter 6 € pour les frais de port.

Ces souscriptions sont à adresser au président Louis FÉRIN 6 rue du Montcel, soit à Madame Colette BUTTERWORTH chemin du Montail, à M. POTIER André 4 rue des Beauvois, à Monsieur Daniel BOUTARD 7 rue des Américains, à M. Jackie DOUBLET 11B rue des Charmilles, domiciliés à 02880 BUCY-LE-LONG. Renseignements éventuels en mairie. N’attendez pas la dernière minute!

 

 

Nota : les chèques ne seront honorés qu’à la publication du livre, en avril


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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 22:22

    2014-02-09 inauguration plaque et assemblee genera-copie-11   2014-02-09inauguration plaque -photo C.Gandon (9)

 

Bel hommage , il y a quelques jours au monument aux morts de Bucy Le Long , un moment assez rare et trés émouvant ...Les noms de Jean DEHOLLAIN et Louis THOMIN ont été ajoutés sur le monument aux morts de notre commune , 91 ans après que le village ait rendu hommage aux victimes de la Grande Guerre ...

Merci à Corinne et à Jackie pour les photos que vous pouvez retrouver dans l'album ci-joint :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/3-album-2193776.html

 

Louis Férin a mené un travail de recherche important concernant ces "enfants" morts pour la patrie, je vous fais partager son discours :

"Après des causes lointaines, des rivalités balkaniques, ethniques, sous l'oppression de l'Empire austro-hongrois, une cause immédiate sera l'élément déclencheur de la guerre 1914-1918.  Le 28 juin 1914, dans SARAJEVO, la capitale de la Bosnie-Herzégovine, le prince héritier d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand était assassiné. Je m’y étais rendu en avril 2006, afin de comprendre l’Histoire.

 

          La marche vers le cataclysme s'accélère par la déclaration de la guerre le 2 août 1914, précédant par la mobilisation générale du 1er août. La France, l'Europe, le monde bascule dans la guerre aux conséquences incalculables, qui va durer 54 mois.

 

          Six millions d'hommes vont mourir dans des conditions abominables de souffrances.

 

          À ce jour aucun de notre vocabulaire n'est assez fort pour qualifier les monstruosités, les douleurs endurées au court des combats d'une violence inouïe, sous les pluies d'obus de tous calibres, la mitraille, les gaz, dans la boue des tranchées, dans le froid glacial. Plusieurs millions seront blessés; des familles entières seront anéanties. Comparons, nous, qui sommes en cet hiver plutôt clément, bien que couverts, un peu frileux.

 

          Parmi eux 39 de nos enfants disparaissent, vont échanger leur vie pour la nôtre, notre Patrie.

 

          Le 3 juin 1923, Bucy leur rend hommage par l'inauguration de ce monument-obélisque, aux morts pour la France. Deux noms avaient été oubliés, n'étaient pas sur cette pierre de la mémoire. Pourquoi ? Nous ne le savons pas. Après la guerre, Bucy détruit à 80 %, devait relever ses ruines, les archives, les états étaient incomplets ne permettaient pas une liste exhaustive des soldats de notre village, morts pour la France.

 

          Aujourd'hui, presque 91 ans après, réparation est faite pour deux d'entre eux:                      

 

                    Jean DEHOLLAIN « Mort pour la France » au bois d'Avocourt (Meuse) le 11 avril 1916.                                                                                                                                                    Louis THOMIN « Mort pour la France » à l'ambulance 2/71 du château de Tirlancourt,  commune de Guiscard, dans l'Oise,

 

Jean Léon Paul DEHOLLAIN        

 

          Est né le 10 juillet 1881 à Paris, boulevard de l’Hôpital n° 165, 13e arrondissement de la capitale, de Paul Gabriel Aimable, employé à la Préfecture de police de Paris et de Marie Anne Gaillard, institutrice,                                                                                                          Le grand-père de Jean, Léon  né à Cambrai en 1812, avait émigré à Bucy –Vaux-Fourché au milieu du 19e, avait créé la sucrerie de Ciry-Salsogne.                                                Il eut six enfants dont Paul dehollain (1853-meurt de des fièvres de Cochinchine en 1897), le père de Jean ; Albert (1852) père de Philippe (1885-1970), lui-même père de onze enfants dont Patrice, Jean-Marie, Madame Bernard.  Ils étaient donc cousins.

 

          Voilà la situation familiale attachée à Bucy.                     

 

          Jean résidait à Paris, pour la raison que son père Paul, militaire faisait carrière dans la capitale. Mais les habitudes familiales étaient à Bucy.  Jean attaché à la propriété des Egrets, y passait ses vacances, rendait visite à ses oncles et cousins ; comme le faisait les frères Pécout, René Florand, ici sur  ce monument.                                                           

 

          En janvier 1915, le conseil de révision de la Seine reconnaît c et étudiant de 20 ans bon pour le service armé.                                                                                            Affecté au 69e d’infanterie, il rejoint le corps aux prises avec l’ennemi dans les Flandres, région de Proven – Woesten en Flandres le 14 février 1915. Puis c’est l’Artois, le Labyrinthe.

 

         

 

          Jean passe au  27e R.I., c’est La Meuse, la Bataille de Champagne, la Lorraine toujours en 1915. Maintenant avec le 227e R.I., ce sont les Côtes-de-Meuse, l’Argonne, secteur et Bataille de Verdun1916                                                                

 

         

 

          Nommé aspirant en  août 1915.                                                                                                  Le 17 février 1916, Jean Dehollain quitte le 27e, en position de Boncourt-sur-Meuse, 5 km au  nord de Commercy, pour le 227e R.I.                                                                Avril 1916, les sombres nuages  s’amoncellent, l’orage gronde, l’air sent le feu, la poudre ; le vacarme des combats est proche en cette soirée de printemps du 10 avril. Régulières, alignées, autant qu’il soit possible, les vagues montent l’une derrière l’autre, et bientôt disparaissent dans le bois. C’est la terrible bataille de Verdun à laquelle il participe !

 

           La 1ère vague se heurte aux mitrailleuses allemandes intactes. Elle est accueillie  par une fusillade nourrie et des jets de grenades. Les  officiers lancent néanmoins leurs troupes, mais doivent s’arrêter en raison des pertes subies. Les hommes se jettent à plat-ventre dans des trous d’obus puis se mettent de suite en devoir de se creuser un abri momentané malgré la fusillade intense.                                                                                                                                       Ce que l’on ne pourra jamais dire assez haut, l’héroïsme et le mépris de la mort que les hommes du 227e, dont Jean Dehollain, ont montré pendant cette journée.           Officiers, sous-officiers, soldats, sont partis d’un élan sublime, et malgré les pertes énormes éprouvées, leur moral est resté magnifique. Ils ont pendant toute la fin de cette journée et la nuit travaillé sous une pluie d’obus. Ils ont rivalisé de courage et d’abnégation, attendant, repoussant avec calme les  contre-attaques de l’ennemi.

 

          Les pertes sont particulièrement élevées. Cent seize (116) hommes sont tués –275 sont blessés, 45 ont disparus entre le 24 mars et le 11 avril 1916.                     L’aspirant Jean Dehollain,  ses camarades de la 21e cie sont tués.                      Cité à l’Ordre de l’armée, il meurt pour la France le 11 avril 1916 à l’âge de 25 ans.             À ce jour, sa sépulture n’est pas connue.

 

         

 

THOMIN Louis Auguste

 

                        Dans la commune de Bucy-le-Long, pour l’année 1873, est né le 30 décembre, Louis Auguste Thomin,  d’Auguste et de  Marie Adélaïde Genes.          Louis passe le conseil de révision, il est exempté. À l’âge de ses 20 ans, en 1893, selon sa fiche, il réside à Saint-Laurent-la-Conche (Loire).                                                                                                      Le conflit mondial, éclate. Louis, pour les besoins, est  reconnu apte au service armé, le 12 décembre 1914, par le conseil de la Loire.                                                                         Mobilisé, il  va connaître six affectations différentes durant pratiquement toute la durée de la guerre : Il combat en Argonne, secteur de Vienne-le-Château (Marne).            Sa fiche matricule reste muette et ambigüe sur de nombreux points. Il est impossible de retracer les participations aux différentes actions, activités de ces régiments territoriaux, tant la dispersion des bataillons, compagnies étant appelés à des tâches diverses et multiples autres que le combat de première ligne, sauf au début de la guerre, comme le convoyage de prisonniers, transport de blessés, aménagement de tranchés, le ravitaillement, garder des postes d’aiguillage de chemin de fer, etc.

 

          Non, je ne vais pas vous infliger une longue et fastidieuse énumération de régiments, de dates de mutations ; elles ont été nombreuses pour Louis Thomin.

 

          Les archives de l’hôpital du Val-de-Grâce, l’E.V.D.G et musée, conservent  les J.M.O. des ambulances militaires. Afin de soulever toutes ces interrogations, je les consulte à Paris. L’ambulance 2/71, s’installe au château de Tirlancourt, commune de Guiscard (Oise), le 4 octobre 1918 à 7 heures. Elle commence son aménagement au château et dans des baraques. Les premiers malades (grippe) arrivent le 7 suivant.                                                                                                                                                                                                     Je peux lire que Louis Thomin 2e classe, 13e section de télégraphistes militaires, 290, Soissons 1893, arrivé le 10, décède le 17 octobre 1918 à 21 heures, à presque 45 ans, de la grippe.                                                                                                                  La transcription de  son décès, est faite sur les registres de l’état civil de Bucy, le 24 octobre 1921, avec la mention « Mort pour la France ».  Son nom figure sur le Livre d’Or de la commune de Bucy-le-Long, conservé aux Archives nationales, site de Fontainebleau ; alors pourquoi, avait-il était oublié ?                                    

 

          Son lieu d’inhumation est signalé à Noyon, nécropole nationale, tombe individuelle n°20, carré G, où je me suis rendu. Sur la croix figure le 48e R.I.                                                                                                                                                                                 Compte tenu de la complexité à retracer ici, en quelques lignes la vie militaire de  Louis THOMIN,  parfois contradictoire, je vous conseille la lecture de mon livre : « AVANT QUE LA MÉMOIRE NE S’EFFACE », qui sortira d’ici peu. "     

 

          Mesdames, Messieurs, je vous remercie.  Par Louis FÉrin

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 09:39

    Soissons 1914-1915 Couverture            

Bonjour à tous

 

En cette année où nous nous apprêtons à fêter le centenaire de la grande guerre ,je souhaite vous faire part de la future naissance de l'ouvrage de Pierre Commeine  .

 

A travers photos et cartes postales prises entre 1914 et 1915, le livre parcourt les villages de Crouy, Vailly,Leury, Juvigny,Terny Sorny,Margival, Montgarny,Missy sur Aisne, Chivres Val,Celles sur Aisne,Condé sur Aisne , Braye,Vuillery , Chavigny, Vaurezis et aussi Bucy le Long !

 

Aussi , pour permettre la parution de ce livre ,une souscription est lancée !

 

Si vous vous intéressez à notre histoire, n'hésitez plus et renvoyez le bulletin de souscription ci-joint ( il est aussi dans le dernier "vase communicant" )

 

Merci !

Ps: vous pouvez retrouver d'anciennes cartes de Bucy dans l'album ci-joint :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1598341.html et

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1547708.html


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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 19:59

 

Bonsoir à tous ,

je vous fais partager cette invitation .

 La mémoire de 3 soldats morts pour la France  durant la premiére guerre mondiale ( 3 frères de Bucy) , y sera honorée .

Je pense que le moment sera émouvant ...

 

Numériser0029

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 17:20
les cahiers de FJ 2012, n
 
L'association Francis Jammes nous annonce la publication des
"CAHIERS FRANCIS JAMMES - 1 - "La révolution Francis Jammes (1894-1914)"

 

Pour mémoire et connaitre l'histoire de l'auteur des poèmes gravés sur les cloches de notre église:

http://www.syla-bucy-le-long.fr/article-une-histoire-d-amour-et-de-poesie-genevieve-goedorp-et-francis-jammes-48505153.html

et l'album photos le concernant:

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1758203.html



- commande à l'association Francis Jammes (voir adresse et sommaire ci-dessous) -

Extrait de l'avant-propos :
"En trente ans d’existence, l’Association Francis Jammes a fait paraître 54 bulletins. Le dernier en date, célébrant le centenaire des Géorgiques chrétiennes, montre combien les amis du poète sont demeurés attachés à défendre son œuvre auprès d’un public fidèle.
 
Le Cahier, dont voici le premier numéro, n’a pas vocation à remplacer le bulletin ; mais, plus volumineux, plus éclectique, réunissant des études et des documents inédits ou rares, il comble un manque et répond à une attente.
 
Le dernier colloque entièrement consacré à Francis Jammes datant de 1997, il devenait en effet nécessaire de réunir en un lieu, fût-il de papier, amateurs et chercheurs susceptibles, chacun dans leurs domaines et spécialités, d’éclairer davantage l’œuvre du poète et de mieux définir la place qui fut la sienne dans l’histoire de la poésie et de la littérature.

 


Le titre de ce premier Cahier, « la révolution Francis Jammes (1894-1914) », doit se comprendre à l’aune de cette ambition. 1894 : Le symbolisme triomphe. Francis Jammes a déjà fait paraître, à compte d’auteur et tirées à très-petit nombre, quatre minces plaquettes. Il en a adressé, d’Orthez, quelques exemplaires à des personnalités choisies du monde des lettres parisiennes qui, à leur tour, les font connaître : François Coppée, Stéphane Mallarmé, André Gide, Remy de Gourmont, etc. Il y a dans ces vers à la métrique personnelle, exaltant une vie simple et non exempts, toutefois, d’images audacieuses, un souffle nouveau.
 
Cette poésie, consciemment ou inconsciemment, annonce la crise des valeurs symbolistes qui va éclater deux ans plus tard avec l’avènement du Naturisme, les évolutions des meilleurs écrivains du mouvement de 1886 (Vielé-Griffin, de Régnier, Remy de Gourmont, Gide, etc.) et la naissance d’une génération nouvelle qui reconnaîtra en l’auteur de De l'Angelus de l’Aube à l’Angelus du Soir un maître. C’est en ce sens que l’apparition de Francis Jammes dans le champ littéraire de la fin du XIXe siècle nous paraît s’apparenter – tout en laissant place au débat – à une révolution poétique, se nourrissant de toutes les critiques antérieures adressées aux excès symbolistes et se poursuivant dans les premières années du siècle nouveau qu’elle contribue à définir."

SOMMAIRE

Nicholas NEWMAN : Introduction

Mikaël LUGAN : Avant-propos

ÉTUDES :

- Jean-Louis MEUNIER : De la province vers Paris : Les chemins d'une carrière (Francis Jammes & Georges Rodenbach)

- Bruno FABRE : Francis Jammes et Marcel Schwob : Une affectueuse connivence

- Mikaël LUGAN : L’Éolien et le Magnifique

- Sylvie GAZAGNE : Francis Jammes et Paul Claudel : Deux poétiques de la conversion

- Thân-Van TON-THAT : Marcel Proust lecteur de Francis Jammes : Influences, divergences et mystères

- Pierre LACHASSE : Francis Jammes et les revues de "jeunes" : un compagnon de route indocile

- Shirley W. VINALL : Francis Jammes dans les pages de l'Anthologie-Revue de France et d'Italie

- Vincent GOGIBU : Francis Jammes, André Gide et la NRF (1909-1914) Première partie

- Stéphanie BERTRAND : "Écrire est presque toujours de la littérature" : L'art de la formule dans la correspondance de Francis Jammes

- Patricia IZQUIERDO : "L'influence de Francis Jammes sur quatre poétesses contemporaines (Anna de Noailles, Marguerite Burnat-Provins, Cécile Sauvage, Marie Dauguet)

- Antoine PIANTONI : "Everybody loves Francis Jammes" : La réception de Francis Jammes dans le courant moderniste anglo-américain

DOCUMENTS :

- Bruno FABRE : Choix de lettres échangées entre Francis Jammes et Marcel Schwob

- Christian BUAT : Gourmont ou Jammes ?

- Richard BUXTON : Francis Jammes

- Kensaku KURAKATA : Les traductions japonaises de Francis Jammes

Index

Liste des contributeurs

Actualités de l'association

ILLUSTRATIONS :

- Marc BRUNIER MESTAS : Vignette de couverture et frontispice (linogravures originales)

- LMG [Lolita M'GOUNI] : Dessin

- Huguette LENDEL : "Entre juin et juillet", collage

190 pages - 18 € - Commande : Association Francis Jammes, Maison Chrestia, 7 avenue Francis Jammes, 64300 ORTHEZ

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:32

P1190968  P1190969

Bonsoir à tous ,

Pour les amoureux du passé , je tiens à vous conseiller le superbe livre qui vient d'être édité sur Soissons et les villages des alentours . Recueil de cartes postales et de photos anciennes , c'est un régal !

Vous pouvez le trouver chez Bureau 02 , un beau cadeau de Noël ou sans autre raison que celle d'aimer notre région !

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 17:29

2012-10-21 hommage a Claude Thomas DUTOUR DE NOIR-copie-16

 

Bonsoir à tous

Voici quelques jours , un hommage bien émouvant a été rendu à Claude Thomas Dutour De Noirfosse , habitant renommé de notre commune il y a plus de 2 siècles .

  

 

De nombreux habitants, des élus: Jean-Pierre Battisacchi, notre maire , notre député Jacques Krabal ,Annick Venet notre conseillère générale ainsi que des représentants militaires s'étaient donnés rendez vous devant l'arche au pied de l'église St Martin .Tous avaient répondu présents à l'invitation de Louis Férin, président de l'association de sauvegarde du patrimoine .

  

 

La vie de ce grand homme à la longue carrière militaire a longuement été évoquée par les personnalités . Nous avons aussi apprécié les interventions de ses arrières petits enfants ( 5ème génération) : Me Boulanger et Mr Cornu Langy , qui ont marqué ce temps du souvenir d'agréables anecdotes de famille qui ont traversé les temps .

  

 

Louis Férin , après de nombreuses recherches , a retracé avec beaucoup de détails la vie de Mr Dutour de Noirfoisse ( vous pouvez trouver ci dessous son parcours grâce au discours que m'a transmis Mr Férin ).

  

 

A l'issue de la cérémonie , une superbe plaque émaillée a été dévoilée à côté de "l'arche monumentale "qu'avait fait ériger Claude Thomas Dutour De Noirfosse.

 

2012-10-21 hommage a claude Thomas Dutour de Noirfosse , ph

Tous les invités se sont retrouvés à la mairie pour un vin d'honneur .

 

Vous pouvez retrouver les photos de la cérémonie dans l'album ci-joint :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/4-album-2112576.html

 

et aussi l'histoire de la vie mouvementée de Claude Thomas Dutour De Noirfosse dans le discours de Louis Férin :

 

 

259 ans, pratiquement jour pour jour, nous séparent de l’embarquement à Lorient sur le  « Duc- de-Bourgogne » de l'Enseigne dans les Troupes de la Marine détachées dans l'Inde,  Claude Thomas  Dutour de Noirfosse.  C’était le 20 octobre 1753,

 

            Claude Thomas naquit à Soissons le 24 avril 1732, de Claude, son père, avocat au parlement, procureur du roi en la Généralité de Soissons, et de dame Genviève Duguey.

 

            Voyons maintenant, ce que fut sa longue carrière et ses brillants services:

           

    -De 1750 à 1753, élève du Génie. ; Claude Thomas  reçoit son certificat, des mains de l'ingénieur Blondel et l'examinateur Camus le 1er juin de cette année 1753. L'artillerie à Lorient reçoit son affectation

 

            Si quelques souvenirs de famille évoqués, avaient pu inspirer à Claude Thomas la vocation militaire ; il n'est pas invraisemblable que l'idée d'aller aux Grandes Indes, lui avait été suggérée par des relations de voisinage : Dupleix, le héros quasi légendaire de notre histoire coloniale, lequel avait un frère aîné, le Général Dupleix de Bacquencourt, Intendant d’Amiens qui possédait aux environs de Soissons, plusieurs terres; l'une d'elles, autour d'un vieux manoir du Moyen âge, ancien fief de Bussy-Lameth était situé à une lieue de la ville,  au village de Bucy-le-Long, où les Dutour avaient propriétés et maison de campagne. Il donc très probable que les deux familles se connaissaient !

 

             Son épopée militaire commence, (il a 21 ans).  Une escadre composée de 4 vaisseaux quitte la rade de Lorient le lundi 20 décembre 1753, à 7 heures du matin:

 

            La Compagnie-des-Indes, le Montaran, le Neptune et le Duc-de-Bourgogne armé de 76 canons,  à son bord, 632 hommes, dont Dutour de Noirtfosse et  le futur gouverneur des Indes françaises, Charles Robert Godeheu de Zaimontqui vient relever  Dupleix à Pondichéry.

            

 Les vents sont bons ! L'escadre double le cap Finistère et moins d'un mois après son départ de Lorient, le Duc-de-Bourgogne fait relâche à Gorée. Dans une lettre à ses parents, il décrit très finement : « les Signares habillées très simplement, mais proprement et avec assez bon goût ; elles portent une chemise à la française, à grandes manchettes ; pour jupon, elles ont une pièce de toile de coton blanches, qu’elles tournent autour d’elles et qui est soutenue par une ceinture de soie       (Signares par ce qualificatif, Il s’agit  d’épouses  « à la mode du pays » des officiers et administrateurs français au XVIIIe siècle, et des descendants métis de ces unions « aristocratie » des Sénégalais. Rôle très important à Gorée et Saint-Louis. La « maison des esclaves » à Gorée, par exemple, était en réalité la demeure d’Anne Pépin, la plus notable et plus riche de l’île.)

Aussi, écrit-il : « une négresse boit fort bien une bouteille d'eau-de-vie à un repas... »

 

Il fait la cour à Godeheu,  à son frère et tâche de mériter leur protection...

 

            Après avoir dépassé, le cap de Bonne-Espérence, le 30 avril,, le Duc-de-Bourgogne relâche une dizaine de jours à l'Île-de-France (Maurice). Là, Noirfosse passe son temps à la chasse, « il y tue des perroquets fort bons à manger et des lièvres qui ne les valent pas » selon ses écrits. Autre relâche à Bourbon (la Réunion).

 

            Par le plus beau temps du monde, ils aperçoivent Pondichéry. Après plusieurs bordées, ils mouillent enfin dans la rade à 8 heures du soir le 30 juillet 1754. Le voyage avait duré 7 mois.     

 

De lui : « Le 1er août, je descendis à la tête de la compagnie de dragons pour accompagner M. Godeheu salué de l'artillerie d'une quinzaine de vaisseaux français. On chanta le Te Deum. (Au cours du voyage, Dutour avait été nommé lieutenant de dragonsle 15 juin 1754).

 

            Le soir nous soupâmes au Gouvernement, nous apprîmes que la guerre continuait... »

 

             Godeheu passant dans l'Inde comme commissaire du Roi et commandant général dans tous les établissements français, avait des pouvoirs fort étendus. En  des termes obligeants, le gouverneur lui fait l'honneur d'être  lieutenant de sa compagnie. Auprès du gouverneur à Pondichéry, il est chargé de l'École d'équitation

 

             Claude Thomas va donc accompagner son chef pendant quelques  mois aux Indes, Cela ne va pas durer bien longtemps. En mars 1755, Noirfosse déplore le départ de Godeheu qui avait pour lui, plein d'attentions bienveillantes.

 

            Le 5 octobre de l'année 1755, Noirfosse passe Premier aide-major de l'Armée du Dékan sous les ordres de Bussy et commande plusieurs détachements (pour l'anecdote: Charles joseph Patissier de BUSSY, marquis de Castelnau, son père le fit le fit naître ici à Bucy-le-Long en 1718, afin qu'il puisse obtenir une lieutenance – trop jeune, âgé de 13 ans, alors qu’il lui en fallait 15– en réalité il était né à Ancienville en 1720, voici ce que retient l'Histoire).

 

            En 1757, dans  les fonctions d'ingénieur de la défense de la capitale du Dékan, Noirfosse se trouve mêlé à plusieurs affaires de guerre.

 

         1758-1759, major de toute l'infanterie de l'Armée de Dékan, Claude Thomas Dutour de Noirfosse,commande une attaque à la prise, par assaut de Bobili, où l'armée française perd un tiers de ses forces; ingénieur au siège de la ville anglaise de Visigapatam, il démolit la place.

 

            Major général, chargé de détail de l'Armée de Dékan en janvier 1759, tant sous le commandement de Bussy, que sous celui de Conflans il commande plusieurs détachements ; dont un corps d'observation. Après la prise de Mazulipatam, prend ordre du général Lally du 16 juin 1759, le commandement de toutes les forces françaises réparties dans la partie Nord d'Orixa, les ramenant vers Arcate au travers de 80 lieues de pays ennemis avec beaucoup d'artillerie et 320 Européens.

 

            Par ordre du général, il négocie avec Bassaletzingue frère du Souba (ou Soubdar, petit gouverneur qui relevait d’un nabab) dans l’Inde du Dékan qu'il a ramené avec son armée, jusqu'au Gattes, là, joint par Bussy. Ce commandement qui a duré 6 mois a mérité au Sieur de Noirfosse l'approbation des Chefs, mais a absorbé toute sa petite fortune.      Il avait fallu négocier des arrangements, acheter ou payer des guides autochtones, leur discrétion...

 

            Réuni à la grande Armée sous les ordres de Lally, Major commandant plusieurs unités à la bataille de Vendavachy(bataille perdue et tant reprochée à  Lally ; elle eut pour conséquence de transformer celui-ci d'assiégeant qu'il était devant Madras, en assiégé dans Pondichéry). Il doit se renfermer dans Pondichéry où il sert et souffre avec ses grenadiers pendant le siège. Isolé dans cette ville, Noirfosse prend part activement à la défense, d'abord en qualité d'aide-major, puis dans le bataillon de l'Inde sous les ordres du chevalier d'Harembures.  À armes inégales, il est fait prisonnier à Pondichéry le 15 janvier 1761.

 

            Les officiers français prisonniers sont autorisés à se choisir une résidence, au gré de chacun, dans les comptoirs de la côte du Comorandel. Noirfosse opte pour Negapatam et s'y dirigeant lorsque, à perte de vue, un horizon magnifique s'offre à lui, il ne va pas plus loin : ce sera  Porto- Novo.

             En captivité, en résidence anglaise, il médite, porte jugement:

 

            Mécontent au possible de l'attitude de Conflanset de Lally-Tollendal, n'ayant pas retrouvé en eux les dispositions de Godeheu et de Bussy; ce pays qu'ils vantait autrefois est devenu désagréable pour tous bons français ; aux joyeux espoirs de ses débuts, a succédé l'amertume du désenchantement et n'a plus, pour se soutenir, que le bon témoignage de sa conscience et l'assurance de ne s'être jamais trompé, au milieu de fripons de toute sorte, « départi de la plus exacte probité »

           

            Durant sa captivité, le silence se fait, aucune correspondance ne parvient à sa famille.

            À l'invitation des Chefs du Conseil supérieur de Pondichéry, il entreprend, avec quelques complicités de se rendre en France, par la voie de terre. Un gouverneur hollandais, le baron Van Heck facilite son évasion et celle d'un autre officier, Monsieur de Bourville,en leur donnant place sur un bâtiment emmenant sa famille à Colombo par le détroit de Manar (détroit qui sépare l'Inde de Ceylan).

 

            Le vaisseau appareille le 27 octobre 1761.

 

 

            Après avoir eu recours à diverses occasions, il s'engage dans l'Océan Indien sur un autre bâtiment, arrive en Mer d'Oman,  le détroit d'Ormuz qu'il ne franchit pas (le canal de Suez n'est pas percé!), débarque sur la péninsule arabique vers Mascate, et par Chiraz, une partie de la Perse, Bassora, en remontant l'Euphrate, Bagdad par le désert,  par caravane à dos de chameaux, et Alep,  parvient jusque Alexandried'où il s'embarque le 5 janvier 1763, sur un petit bâtiment français. Le 8, il atteint  Chypre, puis Malte, la Sicile, la Corseet enfin Marseille. Après divers incidents dont le dernier fut l'obligation de subir la quarantaine, il quitte  la ville le 19 mars 1763, tout à la joie de revoir les siens. Il ne devait guère les quitter.

 

            -Le Traité de Paris de 1763, met fin à notre empire colonial ; nous perdons nos territoires en Indes à l’exception de nos 5 comptoirs que tout le monde ici pourrait réciter : Mahé

 

            Dès son retour, il rend compte de majorité et de commandement. Il donnera à l’Administration des Indes, ainsi qu’au ministre de la Marine, les mémoires qui  lui sont demandés sur le Physique, la Politique, le Militaire et le Commerce de l’Inde.

 

            Lors des audiences des 31 juillet et 1er août 1764 du procès historique de Lally-Tollendal, cet officier manquant d’esprit politique, extrêmement impopulaire par sa dureté et sa violence, autoritaire, cassant, impétueux, rendu responsable du désastre de Vendavachi, accusé même de trahison,  des défaites infligées par les Anglais ;

 

            Dutour dépose à charge contre lui. D’autres officiers sont plus durs et catégoriques sur ses responsabilités. Lally condamné, sera exécuté à Paris le 9  mai 1766. ; quelques années après, il sera réhabiité.

 

            Réformé en 1768 quoique malade et valétudinaire –selon son dossier militaire– (exit ce mot savant, autrement dit de  santé chancelante) suite des fatigues endurées pendant 10 ans de guerre continue, de longs voyages et d’une blessure, il n’a cessé de solliciter du service dans l’Inde, soit  en France jusqu’en 1775, où il obtient le titre de Prévôt général de la Maréchaussée le 20 juin.

 

            Le  4 juin1776, il prend pour épouse la fille d’un avocat de Péronne, Jeanne Huet dont il eut un fils et plusieurs filles,. L’une d’elles épousa, en 1803, l’inspecteur aux revues Étienne-Louis Pille, frère du général et futur comte Pille.

 

            En 1784, Dutour est nommé inspecteur de la ci-devant maréchaussée avec brevet de Mêstre de camp de cavalerie le 6 octobre.

            À Paris, en l'hôtel de la Compagnie des Indes, Le 28 décembre 1790, il recevra des directeurs,  Demery, Dare, Dorez, Sainte-Catherine, un certificat attestant de ses élogieux services. Voir les archives de la dite Compagnie

 

            L’élévation en grades s’accentue :

-Colonel de la 19e Division de Gendarmerie nationale,  le 18 mai 1791

-Chef de Brigade Inspecteur de la même Division le 1er aoust 1792

-Général de Brigade Inspecteur de la même Division en vertu des lois du 16 février 1791 et 29 avril 1792, qui accordent ce grade au plus ancien des inspecteurs de la Gendarmerie nationale. Le brevet date du 25 prairial an 4 pour prendre rang dans ce grade du 18 thermidor an 3 (1795) de la République. Nous sommes sous  la Convention !

 

            Dutour de Noirfosse assure le commandement de la 19e Brigade de Gendarmerie nationale organisée d’après la loi du 26 nivôse an 5, jusqu’au moment où il a été définitivement réformé le 30 ventôse an 6, ou selon notre calendrier grégorien, le 20 mars 1798.

 

            Il n’en restera pas là ! Les Consuls le remettent en activité comme Chef de la 15e Division de Gendarmerie nationale le 21 germinal an 8 (le 11 avril 1800).  Ce Grand officier, le Général Claude Thomas Dutour de Noirfosse cesse définitivement son service actif  le 20 brumaire an 10 (le 11 novembre 1801).

 

             Concomitamment à sa charge de gendarmerie, de 1792 à 1800, il cumula en exerçant d’autres fonctions publiques, d’une importance toute locale, qui lui furent offertes, confiées, notamment celle de juge de paix du canton de Vailly, celle de membre du jury de l’instruction publique du département de l’Aisne, enfin celle de maire de Soissons qu’il n’exerça point.

 

            Rappelons qu’en 1789, il fit partie de l’assemblée chargée de rédiger les cahiers de bailliage de Soissons.

 

            En 1808, Noirfosse fait don d’une parcelle de ses terres au lieudit La pointe pour en faire un nouveau cimetière (celui-ci, aujourd’hui), plus conforme aux exigences modernes.

 

            En 1812, il fit élever contre le mur de sa propriété, en terrasse de son jardin, une sorte de niche monumentale dont le ciel nous donne cette façon de penser, de vivre, une philosophie en quelque sorte, avec un banc circulaire. C’est là, les beaux soirs d’été, le travail accompli, que se rassemblaient les bonnes gens du voisinage pour deviser des nouvelles du jour ; ils y évoquaient les choses du passé, rassemblant sans doute les événements si retentissant jadis où leur concitoyen se trouva mêlé, à l’autre bout du monde.

1812-2012

C’était, il y a 200 ans

 

            Claude Thomas Dutour de Noirfosse, chevalier de l’Ordre de Saint-Louis décède à Bucy, ici dans sa propriété le 3 décembre 1818. Il est inhumé dans le carré familial dans ce cimetière actuel.

           

            Pour conclure, une remarque que vous pourrait lire sur l’émail, il terminait toujours avec une extrême élégance, avec une attention toute particulière, ses interventions écrites avant de parapher, par cette marque de courtoisie, cette formule de politesse :

                                   Salut et respect, qu’il aurait certainement aimé, vous adresser,  je vous la transmets.

                                   Merci.                                  

                                                             Louis FÉrin

 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 16:34

 On me prie de vous convier à  l'hommage suivant :

P1190279

~ INVITATION ~

----

 

Monsieur Jacques KRABAL, député de l’Aisne

Madame Annick VENET, conseillère générale

Monsieur Jean-Pierre BATTISACCHI, maire de Bucy-le-Long

Le conseil municipal

Monsieur le Chef d’Escadron Olivier LEFEBVRE, commandant

la Compagnie de Gendarmerie de Soissons

Monsieur le Président et les membres du Groupement des Réservistes de la Défense - Aisne

Monsieur le Président de la Section des A.C. de Bucy et ses membres

Monsieur Louis FÉRIN, président de l’Association pour la sauvegarde du Patrimoine

Les membres du conseil d’administration de l’association

 

   Vous invitent

à honorer de votre présence la manifestation, cérémonie en hommage

 

 

à Claude Thomas DUTOUR de NOIRFOSSE

(1732 – 1818)

Maréchal de camp des Armées du roi

Général de Brigade de la Gendarmerie nationale

 

Le dimanche 21 octobre 2012 à 15 heures, à Bucy-le-Long

Devant la niche monumentale, près de l’église Saint-Martin, rue Félix Brun.

 

Un grand émail biographique illustré, consacré à ce  Grand homme, sera dévoilé

 

 

 

 

 

À l’issue de la cérémonie, en la salle de la mairie, un vin d’honneur sera  offert par la municipalité

 

 

P1190281

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 19:25

P1030118  P1030117

Bonjour à tous,

après vous avoir fait partagé une lettre écrite par ma grand mère ,pendant la seconde guerre mondiale (http://www.syla-bucy-le-long.fr/article-un-temoignage-emouvant-une-lettre-ecrite-par-ma-grand-mere-aline-lors-de-l-exode-de-la-2eme-guerre-mondiale-48752037.htmlguerre) , en voici une autre destinée à sa famille dans le Loiret , écrite avant celle précédemment publiée :

 

"Vichy, le 27 Mai 1940

 

Chère Tante, chère cousine, cher cousin,

 

Vous ne serez certainement pas très surpris de me savoir à Vichy car Henri (mon grand père) a du vous écrire que nous avions été obligés de partir car ce n'était plus tenable .Depuis environ 15 jours nous nous cachions dans la cave car la nuit nous avions des alertes et ce n'était pas agréable de réveiller Nicole (ma tante avait alors 5 ans) toutes les nuits.  

Voici 8 jours que nous sommes parties de chez nous. Je vous assure que ce n'est pas gai de quitter son chez-soi ... Je suis partie avec mes parents au pays voisin car papa voulait traverser ma rivière car le pont était miné (probablement celui de Venizel)  

Il était presque convenu que maman et grand mère se dirigeraient de votre côté et nous les aurions accompagnées mais au dernier moment, grand mère n'a plus voulu partir, je suis donc partie avec Nicole et ma belle mère chez un cousin qui est sergent de ville, nous sommes arrivés depuis samedi soir.

Germaine (sa sœur) est partie aussi deux jours après nous mais je ne sais pas où elle est partie avec les enfants ? Peut être vous a t-elle écrit et vous pourriez peut être me dire où ils se trouvent ? 

J'ai reçu une carte d'Henri hier et je suis heureuse de le savoir à Avignon car depuis le 13 Mai je n'avais plus de nouvelles, le courrier était arrêté, plus d'électricité, ni de commerçants. C'est bien triste une guerre pareille et je n'aurais jamais pensé être obligée de partir et d'abandonner tout ...  

(...) J'espère que vous êtes tous trois en bonne santé, pour nous la santé est bonne. Peut être aurez vous vous aussi des nouvelles de mes parents car je me demande où ils sont maintenant ? Quand je les ai quittés, ils étaient à Acy le Haut.

Espérant avoir bientôt de vos nouvelles, recevez de nous deux, en famille nos plus affectueux baisers.

 

Aline "

 

P1140297              P1140298           P1140300             P1080782

Voilà , un nouveau témoignage du vécu au début de la seconde guerre … Cela devait être terrible … du point de vue matériel ( aujourd’hui 1 heure sans électricité nous semble déjà inimaginable…) , les alertes à la bombe , mais aussi du point de vue humain : quel déchirement ça devait être de quitter son pays et tous les êtres chers sans être certain de revoir ni l’un , ni l’autre … Et pourtant , ils n’ont jamais abordé ce sujet devant moi petite, et visiblement très peu avec leurs filles … Lourd fardeau pourtant ...

Vous trouverez d'autres photos et cartes postales anciennes de Bucy dans les albums suivants :

-http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1756800.html

-http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1588984.html

-http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1635330.html

-http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1547708.html

-http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1598341.html

 

 

 

 

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 16:25

2011-11-05 inauguration plaque de l abbe Pierrot photo JD 2011-11-05 inaug plaque abbe Pierrot P1120739

Combien de personnes sont passées devant le calvaire qui se trouve sur le parvis de l'église St Martin sans savoir pourquoi il se trouvait à cet endroit et ce qu'il representait , les écritures inscrites avaient connu les usures du temps...

 

 

A l'initiative de Mr Boutard , vice-président de l'association pour la sauvegarde de l'association du patrimoine de Bucy ,qui souhaitait remettre ce calvaire en état , suite aux recherches effectués par Louis Férin , son président , et grâce à l'aide de la municipalité ce ne sera aujourd'hui plus un mystère .

 

 

En effet , une nouvelle plaque vient orner le calvaire restauré par la commune .

 

 

2011-11-05 inaug plaque abbe Pierrot P1120756 

Louis Férin a pris la parole en expliquant que la réhabilitation cette plaque était l'aboutissement d'un projet mis en route il y a environ 5 ans .

Ce calvaire est la dernière demeure de l'abbé Gilbert pierrot qui fut le prêtre de Bucy pendant 45 ans de 1739 à 1784 .

Mr Férin nous a expliqué les nombreuses démarches effectuées pour retrouver les traces de ce curé originaire de Carignan , mais lequel ? Celui du Bordelais , des Ardennes ? Suite aux notes laissées par Félix Brun , Ses recherches l'ont menées aux archives de Soissons , de Reims , de Carignan , en Bordelais ,dans les Ardennes ...sans succès ... C'est finalement grâce à un contact lui donnant une précieuse indication que Mr Férin s'est rendu à Trêves en Allemagne ... Carignan, dans les Ardennes dépendait à l'époque de ce district ... Beau jeu de piste pour cette enquête à travers l'Histoire !L'abbé Pierrot est donc né à Carignan dans les Ardennes en 1714 !

Mr Férin a relu devant l'assemblée l'acte de naissance (en vieux Français s'il vous plaît !)

Il a remercié tous les acteurs qui ont rendu possible la réhabilitation du calvaire .

 Acte bapt Pierrot Gilbert

 

Don Monfort , un des nouveaux prêtres de notre secteur paroissial , de la Communauté St Martin , a remercié les habitants d'une telle initiative , honorant ainsi la mémoire de ceux qui nous ont précédés , il a souligné l'importance de ces hommages ; Il a découvert la plaque à la vue de tous et a procédé à la bénédiction du calvaire .

 2011-11-05 inauguration plaque de l abbe Pierrot photo JD

 

Mr le Maire a également remercié le travail de tous .

 

 

Un calvaire rénové et un nouvel épitaphe à la mémoire de l'abbé Pierrot qui permettront à ceux qui passent maintenant devant de connaitre un petit bout de l'histoire de notre commune ;-)

 

J'en ai profité pour faire quelques photos du panorama de cet endroit et de nouveaux angles de vue de l'église .

 

Vous pourrez retrouver les images de cet évènement dans l'album suivant:

http://www.syla-bucy-le-long.fr/3-album-1967354.html

Merci à Jackie pour ses photos et Merci à Nicolas Vansteene qui a réussi à trouver la copie de l'acte de Naissance de l'abbé Pierrot sur le net dans les archives des Ardennes !

 

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 17:15

P1060322  EGLISE DE MAGNIENP1060325

Voici quelques temps , un article concernant l'histoire de l'Ermite Bertrand a été publié sur le blog avec des questions restées en suspend sur la fin de sa vie ...

pour mémoire :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/article-henry-francois-bertrand-un-ermite-dans-une-grotte-a-bucy-le-long-53657563.html

 

Grâce à Josiane Manière  qui a  ,par hasard , consulté l'article , nous en savons un peu plus , Alors je lui adresse un grand Merci .

Originaire de Magnien ,et très intéressée par l'histoire de sa région , voici  ce qu'elle a la gentillesse de nous faire partager :

 

Ces informations lui sont parvenues suite à la lecture des notes laissées par  un ancien curé de la commune .Ces notes  ont été prises en bavardant avec les anciens qui tenaient des anecdotes de leurs anciens...Tradition orale ,il y a quelques confusions entre les ermites en ce qui concerne des détails .

 

" Il existait  ,dans les champs à 3 kms de Magnien ,une source et une chapelle dites source et chapelle de St-Félix . Cette chapelle a été habitée par plusieurs ermites entre 1700 et 1870 environ date de sa démolition. Il reste les pierres du socle envahies par les orties et la source avec deux marches pour y accéder.

Il y a aussi  une chapelle à 800 mètres ,à vol d'oiseau de celle-ci ,qui est très bien entretenue et très jolie. C'est la chapelle St-Léger de Maizières avec sa source ( c'était bien avant une léproserie et une maladrerie )


En ce qui concerne Henri Bertrand, il habitait la chapelle de St-Félix : dans la chapelle ,car le choeur seul était réservé au culte.
Il tournait le bois et fabriquait principalement des fuseaux (pièces de bois pour quenouilles et rouet) pour filer la laine( pas de date précise malheureusement)


Lorsqu' il est mort en 1809 ,il habitait à la chapelle encore existante au Hameau de Maizières. Celle -ci est plus dans le bois et il y avait une petite habitation à côté pour l'ermite et un jardin car les anciens des anciens ont connu les arbres fruitiers.

Notre curé supposait que celle de St-Félix devenant en trop mauvais état - démolie dans les années 1770 - il est parti dans celle de Maizières "

Son acte de décès du 29/03/1809 dit que "Henry François BERTHRAND 70 ans (?) GARCON TOURNEUR à Maizières, fils de Hipolite BERTHRAND laboureur à Bussy près Soissons et de Marie Claude Barbe est décédé à 4 heures du matin chez une veuve du village"
Il a été enterré au cimetière de Magnien et sa pierre tombale a été encastrée vraisemblablement en 1921 comme tablette d'une fenêtre de la tour du clocher de Magnien mais on ne distingue rien de spécial depuis le bas.(la photo que j'avais mise dans l'article n'est pas celle de la bonne église : c' était celle d'Arnay le Duc à 5 kms)

Les statues et objets qui étaient dans la chapelle de Maizières ont été ramenés depuis longtemps à l'église de Magnien puisque celle-ci est fermée et ne sert plus du tout depuis les années 60 - Parmi ces statues, deux d'entre elles de facture modeste, rustique ,en bois blanc auraient été faites au couteau par Henri Bertrand qui travaillait le bois. Il s'agit de St-Jean Baptiste patron des ermites paraît-il et d'un St religieux franciscain écrivait notre curé.

 

 

Sur des photos de 1987 ( à venir) de l'intérieur de la chapelle on voit les statues sculptées par HB : le franciscain sur l'autel et St-Jean Baptiste à gauche avec sa peau de bête. On voit aussi notre curé de Magnien de 1951 à 1992 qui notait tout sur un agenda au fur et à mesure de ses discussions avec ses paroissiens : météo, agriculture, famille, patois, recettes.... et qui avait lu "La vie d'un pieux ermite " avant l'ère d'internet!

 

Je suis sûre maintenant que notre curé (pas originaire de Magnien) , a sans doute trouvé des éléments à la Cure des curés précédents - le nom de cet ermite d'abord -et qu'il a effectué des recherches avec le nom d'HB puisqu'il avait lu son manuscrit sur la vie d'un pieux ermite. Il fréquentait beaucoup avant que ce soit la mode les Archives départementales à Dijon. Pëut-être y a t il aussi quelque chose dans les archives des d'ALIGNY dont l'héritier vient une fois par an ? Car la chapelle leur appartenant car sur leurs terres dont il est toujours propriétaire. Les pierres de la chapelle auraient été récupérées par les demoiselles d'Aligny qui étaient religieuses pour faire la chapelle du château actuel - petit manoir de campagne de Pierre d'Aligny qui était mousquetaire de Louis XIV - et vivait à la cour...

Les anecdotes de notre curé ,dont je ne sais si elles concernent H. Bertrand ou un autre ermite,  disent que le châtelain envoyait à l'ermitage porter de la nourriture par les enfants de Fontaine - Il écrit aussi que l'ermite faisait le catéchisme aux petits bergers qui gardaient les moutons autour de l'ermitage.

 

Un autre détail sur H.B :le curé écrit EN 1959 dans :
Coutumes de médecine populaire :
"il est rapporté, dans la vie de l'ermite Bertrand; qu'après une coupure on mit sur sa plaie des toiles d'araignées et de l'herbe aux charpentiers ; cette dernière est Achilloea millefolium L (achillée millefeuille)"

Peut-être s'agissait-il de coupures causées par les instruments de pénitence ?

 

D'autres anecdotes sur sa vie à St-Félix :

-quand il est arrivé, le comte à qui appartenait cette chapelle très abîmée l'a fait réparer - l'ermite n'a souhaité pour lui que un lit : une planche et un rondin de bois avec un creux pour la tête comme oreiller - une lampe pour lire ses prières et une horloge pour sonner la cloche de sa chapelle

- il faisait un jardin car il ne se nourrissait que de racines et de fèves - et d'eau et d'un peu de pain car il cultivait seul un petit champ de seigle sur lequel vous voyez la source - il donnait la récolte aux gens du village qui lui donnaient un peu de pain....

- il faisait le catéchisme aux enfants

- par tous les temps il venait à la messe 2 fois par jour à Magnien (environ 4 /5 kms)

- il était cordonnier et par la suite il devint tourneur sur bois comme je vous l'ai dit, et filait la laine.

On lui donnait les matériaux et il travaillait gratuitement pour les gens



Mais personne ne parle des reliques ...



Les anciens racontaient encore dans les années 1960 qu'il devait se cacher car personne ne connaissait son identité ,

Tout ceci est très émouvant" .

 

Voici tous les détails fournis par Josiane , qui nous en apprend un peu plus sur la vie de cet homme exceptionnel .

Josiane a parcouru la campagne bourguignonne pour nous faire partager les endroits pleins d'histoire ...

 

Vous pouvez consulter ses photos  dans l'album suivant :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1945108.html

 







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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 13:35

 

P1100480

Bonjour à tous!

Nos amis anglais ont reçu les honneurs du journal l'Union :

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/bucy-le-long-une-lecon-dhistoire

 

De plus ,des photos ont été ajoutées à l'album concernant leur déplacement dans notre petit village ; merci Annette !

 

http://www.syla-bucy-le-long.fr/7-album-1853533.html

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:00

 P1100475

Voici quelques temps , Mr Hamilton m'a contacté à travers le blog .

Andrew est le petit fils du Capitaine Robert Hamilton , Capitaine  dans le régiment anglais de la "Royal Warwickshire" ,posté en France puis en Belgique ,durant la guerre 14-18 .

 

Le capitaine Hamilton a tenu un journal de bord durant la guerre ;son petit fils Andrew et son ami Alan Reed , passionnés par la première guerre mondiale,  en ont fait un merveilleux livre , illustré de nombreuses photos et divers documents .

http://www.meetatdawnunarmed.co.uk/madu_authors.html

 

P1100483                                          P1100485                                P1100484

 

Le régiment est arrivé en France en Août 1914 pour défendre notre territoire, leur emblème est l'antilope  ... Et il est passé par Bucy Le Long en Septembre 1914 , il en est reparti quelques jours plus tard en ayant creusé de nombreuses tranchées et aménagé de nombreux endroits proches du front  . 

 

Alan , parfaitement bilingue , est venu en Avril en reconnaissance afin d'organiser un voyage menant tout un groupe sur les traces du Capitaine Hamilton  , il a rencontré Mr Boutard qui lui a fourni de précieuses indications ,notamment sur la ligne de front , sur les positions des alliés et des Allemands et sur la situation des Bucyquois à ce moment là .

 

Dans ses mémoires , Le Capitaine Hamilton décrit les épreuves terribles auxquelles les soldats ont du faire face .. Il fait référence aux grottes de Bucy Le Long , dans lesquelles ils avaient trouvé refuge.

 

Arrivés hier , notre sympathique groupe de 27 anglais passionnés , a fait escale à Château Thierry où il a passé la nuit . Ce matin , Septmont et rendez vous était donné au café du village où Carine et Eric avait eu la gentillesse d'aménager la salle afin d'accueillir le groupe autour d'un pique nique bien sympathique ... De nombreux Bucyquois , aperçus cet après midi se sont d'ailleurs étonnés de voir un bus anglais stationné dans notre petite commune !

 

Après ce repas partagé, le groupe s'est dirigé vers la grotte du Montcel . Impressionnant et émouvant le moment où les lampes se sont éteintes dans un respectueux silence .Tout comme le moment où Andrew a lu un passage du journal de son grand père ,ou celui où Alan a expliqué les détails sur cette période de l'Histoire à cet endroit . Parmi nos Amis anglais , venant d'écosse ( malheureusement pas en kilt :-) , du Sussex .. se trouvait Mr "Jock" , 86 ans , en pleine forme ,vétéran de la seconde guerre mondiale  dans la "Navy" ,dont le bateau avait sauté sur une mine ... Ses yeux bleus plein de malice et son humour me laisseront un souvenir inoubliable ...

 P1100458

Tout comme ce merveilleux groupe , avec lequel nous avons partagé un excellent moment d'échanges , ils sont  émerveillés par les paysages de notre joli département et leurs émouvantes découvertes .

 

A la sortie de la grotte,dans la quiétude des lieux verdoyants , autour d'un petit verre et de quelques cakes , nous avons porté un toast à l'amitié Franco-Britannique .

Britanniques , Français  dont de nombreuses vies ont été sacrifiées sur le sol français , même combat au nom de la liberté  .

 

Merci à tous : aux Bucyquois qui m'ont accompagnés , à Alan , Andrew , à nos amis Anglais et à tous ceux qui veillent à garder cette petite flamme de notre devoir de mémoire allumée ...et que nous puissions dire "Plus jamais ça "...

 

Leur périple va maintenant suivre la route du Capitaine Hamilton vers Ypres en Belgique , Bon voyage ;-)

 

Andrew, Alan , si vous avez des commentaires à ajouter ou des rectifications à apporter , surtout n'hésitez pas !

 

Le livre écrit sur  Capitaine Hamilton , offert par Alan et Andrew , se trouve désormais à la bibliothèque municipale , merci pour ce présent !

 

Vous pouvez consulter les photos en cliquant sur  le lien suivant :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/7-album-1853533.html

 

To our English friends:

 I wanted to thank you for this nice moment we spent together . You'll always be welcome in our nice countryside , I really hope you enjoyed your trip and that it will give you the desire to take time to visit all the famous places around .Don't hesitate to contact me if so !

Have a nice trip and take care !

Another thing : Please send me the nice pictures you took today , I'll add them on the blog !

( go into " contact" , I'll get your mail adress ,I'll answer & then you'll get mine :-)

 

You can maybe find some interesting pictures concerning Bucy on the following links:

http://www.syla-bucy-le-long.fr/7-album-1853533.html ( Pictures of today)

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1620891.html

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1547708.html

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1598341.html

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1674313.html

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1756800.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 19:07

FJ a travers les panneaux d'expositionP1090367

Francis Jammes a été, et est toujours  le sujet de nombreuses expositions , l'association qui lui est consacrée à Orthez est très active .

Voici quelques jours, un trésor m'est parvenu via ma boite aux lettres !

Un magnifique album avec de superbes extraits de textes , de magnifiques témoignages photographiques , et lorsque l'on est sensible au passé , on sait combien retrouver l'écriture d'un (e) disparu nous est cher , de même qu'une photo ...Et bien ce recueil c'est tout ça ...

 

Voici l'adresse de l'association Francis Jammes .

Vous pourrez devenir membre  :

 

http://www.francis-jammes.com/

 

Vous pourrez également vous procurer cet album .

 

Je tiens aussi à remercier Mireille et Nicholas Jammes-Newman pour leurs contributions à travers leurs ancêtres.

Mireille a fait parvenir à la bibliothèque plusieurs ouvrages du poète afin de pouvoir partager son oeuvre, Mireille et Nicholas nous ont également fait partager de nombreux documents sur le blog concernant leurs grands parents  .

 

Je tiens également à vous faire part d'un hommage à Francis Jammes lors de l'exposition qui sera réalisée à la bibliothèque le week end du 2 Avril 2011 .

 

J'ai ajouté quelques images reproduites du recueil de Francis Jammes , ce ne sont que quelques témoignages , l'album en regorge , n'hésitez pas à le commander pour profiter de tous ces trésors ! 

Plus d'images sur:

 

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1758203.html

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 16:00

P1030115

Merci à Lydia Tassin pour l'information qu'elle m'a gentiment communiquée :

Un atelier d'écriture avec les enfants de l'école de Bucy  avait été réalisé autour des poèmes de Francis Jammes ( je crois que ça fera plaisir à Mireille , sa petite fille même si cela date un peu  !) :

 

Voici le lien où vous pouvez découvrir ces travaux :

http://etablissements.ac-amiens.fr/0601178e/atelier%20d'ecriture6.html

 

Si comme Lydia , vous souhaitez être les acteurs de ce blog , n'hésitez pas !

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 19:20

  plaque commémorative dans l'eglise st Martin P1030645 -

C'est grâce à sa petite fille Mireille , avec laquelle je suis en contact depuis la création du blog ,que vous pourrez consulter   des photos et des documents concernant ses grands parents .

 

Vous y trouverez quelques photos de nos cloches (des poémes  spécialement écrits par Francis Jammes pour le Baptème de celles-ci , ils  sont gravés sur les cloches) , des poèmes , les photos de Ginette et Francis , des documents concernant leur mariage et la commémoration de leurs Noces , l'inauguration de l'école maternelle qui porte le nom de Fancis Jammes ...

 

Concernant les lettres à Ginette ,Mireille précise que  ce sont des courriers du Commandant Goedorp à sa petite fille Gabrielle. Il est en poste à  Rouen , il annonce une permission à laquelle il doit  renoncer...il faut obéir ! L'amour, la tendresse et la tristesse  d'être séparé de sa famille se devine pudiquement à travers ses  lettres...
 Il décédera  peu de temps après en 1885 des suites de Campagnes (probablement du Mexique )

 

Un grand merci à Mireille ( et à son époux ! ) pour ces témoignages que vous avez bien voulu nous faire  partager ... ;-)

 

voici le lien pour l'album:

http://www.syla-bucy-le-long.fr/album-1758203.html

 

Pour mémoire , vous retrouverez l'article consacré à ses grands parents sur le lien suivant :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/article-une-histoire-d-amour-et-de-poesie-genevieve-goedorp-et-francis-jammes-48505153.html

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:11

P1060322      P1060323

 

Chers lecteurs  

Cet article vous paraîtra peut être un peu long , mais c'est une vie bien remplie que je vais vous relater ci dessous:  

Voici une nouvelle page de notre Histoire qui date du 18ème siècle : l’histoire de l’Ermite Henry François BERTRAND : étrange histoire, de courage, de conviction pour un homme si jeune … Et c’était à Bucy, il y a 250 ans, dans une grotte de chez nous qui existe encore …

Les faits que je vais vous relater sont issus d’un manuscrit qui aurait été écrit avant la révolution française (1789)- (repris dans un bulletin d’informations SDS de Septembre 1970). Le nom de l’auteur n’est pas connu mais les éléments du livre auraient été racontés par l’ermite lui-même ou par des personnes qui le connaissaient.  

Henry François BERTRAND est né en 1742 dans notre village de Bucy-Le-Long (à l’époque on disait BUSSY). Sa famille était très pieuse, son père était maitre d’école, et aussi cultivateur. Henry François était un enfant studieux et calme .Son éducation fut confiée à un des 2 prêtres de Bucy (à l’époque il y avait 2 prêtres dans la commune). Lorsqu’il fut en âge de travailler, il fut confié à un maître boulanger de Prémontré et le suivit à Paris .Ayant reçu son brevet d’apprentissage, on  lui conseilla d’aller exercer dans d’autres boutiques.

Cependant un événement funeste, le décida à se retirer du monde pour devenir frère à l’Abbaye Notre Dame de la Trappe (à Soligny la Trappe), mais il ne parvint pas à s’accoutumer aux règles strictes et il sortit de l’ordre en mai 1768 en faisant le vœu de mener une vie de pénitent et de devenir ermite.  

Il décida alors de se rendre en pèlerinage à Rome. Avec des lettres de recommandation, il fut reçu plusieurs fois le pape Clément XIII. Celui ci l’encouragea dans la voie d’une vie ermitique .Il l’agréa dans l’ordre de Saint François .Il lui demanda de porter l’habit de cet ordre et de se laisser pousser la Barbe.

 Le pape lui confia aussi 18 reliques de saints ainsi qu’une « parcelle » de la vraie croix (??), tout ceci enfermé dans une croix en argent scellée de 5 cachets. La croix d’argent revint en France par les bons soins de l’ambassade de France jusque Bussy au retour de notre ermite en décembre 1768.  

Son retour à Bucy fut fêté dignement. L’ermite se rendit alors à Soissons pour voir l’évêque de Soissons (Monseigneur de Bourdeilles), afin de recevoir l’autorisation « d’emménager » dans une des grottes de Bucy .Il lui confia alors les reliques offertes par le Pape .  

L’ermite Bertrand aménagea une des grottes, « créant un oratoire et une petite pièce….Il dormait étendu sur une pierre plate. Sa nourriture se composait uniquement des fèves et d’eau »…

 

Grotte de l'hermite 25.10.05 (3)  Grotte de l'hermite 25.10.05 (1)

Il revit avec joie, son ancien confesseur, le curé  Louis Fayet, qui décéda peu de temps après son retour .Il dut se tourner vers le 2éme curé avec lequel il entretenait des rapports moins cordiaux : L’abbé Gilbert Pierrot (curé de Bucy de 1739 à 1785) : je me permets de le citer car c’est la seule stèle qui se trouve encore aux abords de l’Eglise Saint Martin (Il était né à Carignan dans les Ardennes en 1701).  

Au début, l’Ermite Bertrand  bénéficia de la « protection » de Monseigneur de Bourdeilles et de l’abbé Pierrot, il fut finalement désavoué : la réputation de notre ermite s’étendit loin aux frontières du village et de nombreux visiteurs affluèrent vers la grotte.

Sur le conseil du curé de BUSSY, Monseigneur de Bourdeilles demanda à l’ermite de quitter son habit (pensant qu’il était l’objet de curiosité des visiteurs) et de retourner chez son père pour mener une vie commune. L’ermite accepta de quitter l’habit mais refusa de quitter sa vie d’ermite, arguant qu’il trahirait le vœu prononcé devant le pape.

L’arrivée de la croix à Bussy attira encore plus de pèlerins.

 On racontait que des guérisons s’accomplissaient dans la grotte. Le curé essaya de convaincre l’ermite de mettre la croix à l’église, qui était selon lui, un lieu plus propice à la prière. L’Ermite refusa, objectant que ces reliques lui avaient été données par le pape et qu’elles étaient sa propriété .

Il pris, cependant, la décision de les exposer chez son père. A ce moment là, les pèlerins passaient chez son père, puis se rendaient à la grotte. L’évêque essaya de déloger l’Ermite avec la milice, en lui faisant tirer « un billet noir » ( le sujet qui tirait un billet noir devait servir dans l’armée royale) mais les habitants, ayant eu vent de l’affaire prirent la défense de l’Ermite en proposant de partir à sa place. Le ton monta, et afin d’éviter un scandale, la marée chaussée renonça.  

Monseigneur de Bourdeilles réussit à convaincre une assemblée de prêtres de se liguer contre l’ermite Bertrand, ils ne furent pas tous d’accord, mais un mémoire fut envoyé à la Cour contre l’ermite. La marée chaussée fut envoyée et l’ermite fut arrêté. Il fut enfermé à Bicêtre à Paris.  

Les habitants de Bussy, très en colère, rédigèrent à leur tour un mémoire en faveur de l’ermite. L’évêque ordonna alors que toute trace de l’ermite soit effacée dans la grotte. Prévenu, le père de l’ermite Bertrand contacta le propriétaire des lieux : Mr Dupleix de Bacquencourt, qui avait de la sympathie pour lui.

Celui-ci exigea que la grotte soit gardée en l’état. L’Ermite fur relâché 6 mois plus tard, avec l’interdiction de revenir à Bussy ; il partit se réfugier chez son ancien maître boulanger .Il fit le vœu de se rendre en Terre Sainte.

 Le voyage, à l’époque n’était pas sans risque , pourtant ,L’ermite Bertrand quitta Paris en 1774, à pied jusque Marseille. Le 13 Janvier 1775, il embarqua sur un  voilier qui le mena jusque Saint Jean D’Acre le 4 Mars.

 Après avoir visité les alentours de la ville : le Mont Carmel, il gagna JAFFA par la mer. Il arriva à Jérusalem le 1er Avril. Il fit la visite de tous les lieux saints : Nazareth, Bethléem, Cana, et même la visite de la maison de Ponce Pilate, et ceci à pied avec ses instruments de pénitence.  

Le 10 Juillet, il était de retour à Saint Jean D’Acre, où il réembarqua. Il fit escale à Chypre, puis repartit pour Marseille.

 Le 4 Janvier, il fut de retour à Paris, un peu plus d’un an après son départ.  

Malgré l’interdiction, il décida de revenir à Bussy voir ses parents, Ayant demandé l’accord à l’évêque, celui-ci ne lui accorda que quelques jours, sous surveillance. Les habitants furent très heureux de le revoir, puis il quitta Bussy pour toujours.

 

Ses pas le conduisirent à Magnien, en côte d’Or. Il fut bien accepté par les habitants et le curé de ce village. Il fut néanmoins inquiété durant la révolution, et fut incarcéré à Dijon.

La période de troubles terminée, il finit sa vie à Magnien (21) où il mourut en 1809. 

 

On dit que sa pierre tombale y est toujours visible, et qu'elle aurait servi à la réparation du clocher.

 

CLOCHER-Magnien-de-Ronan-ROBERT-.jpg

 

Quelle vie pour cet homme hors du commun, qui aimait  Dieu mais qui surtout respectait ses semblables  

  J’aurai aimé savoir que sont devenues ces reliques, existent-elles encore ? Font-elles partie d’un trésor caché ?? Si quelqu’un a des informations ??  

J’ai contacté la mairie d’Arnay le Duc (chef lieu de canton de Magnien) pour obtenir une photo de sa pierre tombale, j’espère obtenir une image plus précise…  

Vous pourrez trouver dans l’album suivant des photos des grottes de Bucy , avec un  grand Merci à Jackie Doublet pour tous ces clichés  :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/3-album-1674313.html

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:57

 

P1040778 P1040781

 

Aujourd’hui  c’était jour de fête pour les habitants de Sainte Marguerite et Bucy : nombreux d’entre nous avaient répondu présents à l’invitation lancée par la municipalité pour la bénédiction des nouveaux vitraux  (ils avaient été détruits pendant la 1ére guerre mondiale)  du coq et du clocher.

C’est à l’initiative de Colette Butterworth, appuyée par l’association de sauvegarde du patrimoine, de la municipalité et du conseil général que les fonds ont été collectés (Le financement a été assuré par la commune, le Conseil général et les généreux donateurs).

 

 

P1040780---Copie.JPG

 

Ce sont des œuvres d’art qui sont à présent installées, oui, ces vitraux d’art ont été réalisés à Soissons par l’atelier Berthelot, une entreprise locale, cela a le mérite d’être mentionné ! Ces vitraux « modernes » représentent  Sainte Marguerite.

 

 

 

25.05.2010 Bénédiction des vitraux de ste Marguerite-P1040841  25.05.2010 Bénédiction des vitraux de ste Marguerite-P1040843 25.05.2010 Bénédiction des vitraux de ste Marguerite-P1040845 25.05.2010 Bénédiction des vitraux de ste Marguerite-P1040847

 

C’est devant une assemblée de Bucyquoises et Bucyquois ravis de participer à l’événement, que Mr Battisacchi, notre maire, a pris la parole. Il a chaleureusement remercié les initiateurs et participants de ce projet ainsi que les artisans qui ont œuvré à cette restauration.

Me Venet, notre conseillère générale, a insisté sur ce gros travail de restauration, sur le  fait, qu’il soit très rare de nos jours, de voir des habitants participer financièrement à un tel projet de sauvegarde du patrimoine.

Me Vasseur, notre député, s’est adressé à l’assistance, et  s’est dite très heureuse de cette occasion pour se retrouver ensemble dans notre chapelle, mise ainsi en valeur grâce au travail de l’association. De nombreux travaux restent à entreprendre (les vitraux latéraux ?), elle nous a garanti de son soutien pour de futures subventions .Elle a salué le savoir faire des entreprises locales qui perpétuent la tradition de métiers rares.

Elodie Lemaître et Mr Colin, de l’atelier Berthelot étaient présents. Me Lemaître, créatrice et peintre des verrières a expliqué à l’assistance la signification des œuvres à dominante roses et vertes : représentant Sainte Marguerite et le dragon, de formes arrondis pour refléter le style roman de la chapelle.

L’abbé Gard, assisté de C. Gandon a ensuite procédé à la bénédiction, les voix des choristes ont résonné dans notre jolie chapelle pleine de charme.

Le son des cloches a résonné,  à l’ancienne, puisque l’ancien système subsiste encore ! Il fallait des biceps !!

 

 

 

25.05.2010 Bénédiction des vitraux de ste Marguerite-P1040858  25.05.2010 Bénédiction des vitraux de ste Marguerite-P1040860 

 

Un chaleureux vin d’honneur a été offert par la municipalité. Nous étions tous heureux de nous retrouver … J’ai juste trouvé dommage de ne pas voir plus de « jeunes » administrés partager ce moment de convivialité  , c’était un moyen fort agréable de lier des liens intergénérationnels ! Des anciens , prêts à partager , à échanger , qui ne tarissent pas d’anecdotes et qui font de nous des amoureux de Bucy  

Vous pourrez retrouver les photos de cet événement dans les albums suivants :

http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/album-1631917.html pour la cérémonie, et dans celui-ci pour contempler la chapelle : http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/album-1646268.html

Vous pourrez retrouver d’anciennes cartes postales dans l’album suivant : http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/11-album-1547708.html et http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/10-album-1598341.html

Quelques mots sur Sainte Marguerite : Convertie au Christianisme au IIIème siècle, la légende veut qu’elle ait terrassé  le diable transformé en dragon grâce  à un signe de croix , elle est créditée d’autres exploits légendaires mais fut finalement décapitée .

(Vous trouverez plus d’informations sur le site suivant : http://missel.free.fr/Sanctoral/07/20.php)

Concernant notre petite chapelle :

De style roman, datant du XIIème siècle, elle a été modifiée au fil des siècles, elle a subi d’énormes dégâts durant la 1ére guerre mondiale, tout n’a pas été reconstruit à l’identique (le clocher par exemple).Il reste des traces de fresques qui me semblent très anciennes mais de quelle date ? (voir dans l’album , une tête qui subsiste ) .Les cloches actuelles , situées dans le clocher , datent pour «  Marie-Madeleine , Sidonie » de 1921 , elle avait pour parrain et Marraine Félix Brun (notre écrivain local) , et Me de Fombrune , pour « Esther, Caroline » ( 1932) , elle avait pour marraine :Esther Lefèvre-Pestel et pour parrain Charles Macadré  (on peut cependant voir l’ancienne « niche » qui abritait la cloche à l’extérieur de l’église . Le coq avait lui aussi une marraine : Aline Leroy-Pestel et un parrain René Pilloy, disparus tous deux le même jour, le 5 Mars 1990.

 Elle est entourée par d’anciennes tombes, mais également de celles de soldats tombés pendant la guerre (récemment restaurées, elles arborent le blason des régiments des compagnies auxquelles appartenaient les soldats) .Au dessus du portail d’entrée, on trouve une niche en forme de coquille Saint Jacques (elle est aujourd’hui, malheureusement vide). La légende dit que « Sainte Marguerite » se trouvait sur le chemin des pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle, on dit aussi que Jeanne D’Arc s’y serait arrêtée pour prier.

Souces : internet, bulletins municipaux, livre de Félix Brun

photos : J.Doublet et Syla

 

 

 

 

 

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 13:50

P1030799-copie-1 P1030795

C’est à l’occasion d’une agréable balade dans les rues de Soissons, qui nous a permis d’admirer St Jean des Vignes et la gracieuse Cathédrale, que nos pas nous ont menés à  Saint Léger, le musée était ouvert (en plus, il est gratuit !).

Nous avons admiré les cartes postales de l’exposition relatant les inondations à Soissons, les peintures, puis nous sommes dirigés vers le bas du musée pour y admirer les vestiges gaulois.

 

Et là, une belle surprise nous attendait ! Les découvertes réalisées lors des fouilles archéologiques menées à Bucy

 

Je me rappelle, avec mes souvenirs de petite  fille (oui, je sais certains diront que ce n’est pas d’hier !) Et pour cause, c’était dans les années 1970.

Je ne sais pas si les faits sont avérés mais on avait dit, à ce moment là, que c’était un chauffeur de bulldozer, en creusant un étang sur un terrain de Mr Pierre Tassin, qui s’était rendu compte qu’il déterrait des os, est ce vraiment cela qui s’est produit ?

 

Toujours est-il que sous ce champ lieu dit ; la « Héronniére » se cachaient les vestiges d’un cimetière Gaulois, une nécropole …

Voici  ce que j’ai pu retrouver à ce sujet :

 

Déjà en 1915,

 sous occupation de la plaine par l’armée allemande, un capitaine découvre une torque en bronze dans une tranchée récemment creusée. Un soldat est chargé de la fouille, trente deux sépultures avaient été exhumées. Les objets retrouvés se trouvent toujours au musée de pré-et protohistoriques de Berlin.

 

En 1971  ,

sous 40 centimètres de terre, trois tombes sont découvertes, elles dateraient de -480 à -350 ans avant JC ;  l’âge de fer, époque dite de « la Téne »

Les fouilles ; menées par Messieurs Lobjois et Desserville, se poursuivent en 1972.

 17 nouvelles tombes y sont découvertes. C’est un travail de précision qui commence : examiner, réussir à rassembler et reconstituer les squelettes, mais aussi tous les objets qui ont « accompagnés » ces « braves » dans l’autre monde : des vases, des armes (pour les hommes), des bijoux (pour les femmes) : « torque » (collier métallique rigide) et des bracelets, des restes de viande d’animaux…

 

Il s’agirait de la tribu des « Suessiones » : tribu gauloise installée dans la région de Soissons encore à l’époque de César et de la guerre des Gaules (campagne d'assujettissement des peuples de la région qui forme aujourd'hui la France ; guerre menée par Jules César de 58 à 51/50  avant JC)

   P1040311  P1040309

 

 

Mais ce n’est pas tout !

En 1996,

lors de la création de la zone de la « Fosselle », des fouilles ont également été conduites.

 Des journaux ont titré : «  le site de Bucy « la Fosselle » parmi les plus remarquables d’Europe « : Une nécropole, proche du village

On date ces découvertes à -5000 ans avant JC, voici donc, probablement les premiers habitants de Bucy-le –Long.

 

 La période se nomme le « Néolithique Rubané » : elle désigne la culture des populations venues du Danube pour s’installer dans le bassin parisien, elles gravaient des décors en forme de rubans sur leurs poteries.

 

P1030833 P1030837

 

En tout, ce sont donc 230 tombes qui ont été découvertes.

 

Alors, si un dimanche après midi, vous êtes en quête d’une sortie, n’hésitez pas à vous rendre au musée !

 

Voici ce que vous pourrez y voir concernant nos ancêtres les gaulois !

  http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/album-1639893.html

 

Sources : internet / anciens journaux …

 Vous trouverez de plus amples informations sur les sites suivants : 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pica_1272-6117_1982_hos_1_1_3026

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pica_0752-5656_1983_num_3_1_1384

http://www.culture.gouv.fr/picardie/les_services/definitions/archeo/plaquettes/Num34bucy.pdf

http://asava.info/au-cours-du-temps_77.html

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=10703 

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:35

P1010161

 

C'est une magnifique église de style gothique qui se dresse majestueusement, "mon" clocher ...

Je me surprends souvent à la contempler lorsque je me trouve sur la voie rapide en direction de Bucy, ou lorsque nous rentrons de vacances et que j'aperçois le clocher, je me dis " ça y est, je suis chez moi"

  

Je ne suis pas la seule, j'en suis certaine.

  

Samedi dernier, c'était la messe à Bucy,  une vingtaine de petits Bucyquois et du secteur paroissial faisaient leur 1ére communion ... 

  

Notre église est malheureusement pratiquement toujours fermée, et même si je pense que c'est justifié pour éviter le vandalisme ou les vols, c'est vraiment dommage ... 

Là, elle était ouverte ... pour la répétition du soir ...Une aubaine !

 

  Voici quelques mots sur son Histoire:

  

Elle mesure 40 m de long, 20 m de large ,et certaines pierres ont plus de 800 ans ...  

  

Le premier édifice date du XIIème siècle, il n'en subsiste aujourd'hui qu'une partie de la Nef.

 

Au XVIème siècle, ont été construits le choeur de l'église ainsi que le transept.

 

Puis au XIXème, les bas-côtés qui longent la nef centrale.

 

Le clocher est également très ancien puisque des inscriptions de 1503 sont présentes dans la tourelle qui mène à celui ci.

 

Le portail a été remanié pour prendre un aspect néo gothique.

 

C'est dans notre église que se sont unis le poète Francis Jammes à Geneviève Goerdorp en 1907 (une plaque commémorative de leurs 90 ans de mariage se trouve dans l’église)  P1030645 - Hommage à GD & FJ

 

Il y a des objets, lumières, vitraux, pierres, grilles, statues, niches ...

remarquables à l'intérieur.

 

Ses vitraux,  en particulier, « l’arbre de Jessé " vitrail de la renaissance de Mathieu Blevilledatant, offert par la famille Quinquet à la paroisse  en 1557. Il représente l’arbre généalogique du Christ,  il a été restauré plusieurs fois (l’historique du vitrail peut se lire sur le pilier en face de celui ci)

Ses couleurs sont sont magnifiques, on pourrait croire que  les rouges et les bleus sont en fait du velours ... Les vitraux du choeur représentant St Martin sont également très colorés. Il y a aussi toutes les statues, les pierres .... Un régal pour les yeux ...P1030678 - Copie

 

J'ai eu la chance de monter l'escalier en colimaçon  jusqu'à la tribune, j'ai vu  l'harmonium dont les pans sont sculptés ... splendide également... et de tester sa sonorité à la messe du soir, un organiste était  présent ... accompagné d'une Dame à la voix qui a fait vibrer l'assistance lors d'un magnifique solo...

 

Je n'ai malheureusement pas pu me rendre jusqu'aux cloches,  qui ont été remplacées (suite au pillage de l'église pendant la 1ére guerre)  et "baptisées" en 1932.

 J'aurais aimé les photographier, puisque des vers de Francis Jammes y sont gravés (avis aux lecteurs, si vous possédez les photos et souhaitez les faire partager, DD ?)

 

Vous pouvez lire les poèmes  dans  un article précédent :

 

http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/article-une-histoire-d-amour-et-de-poesie-genevieve-goedorp-et-francis-jammes-48505153.html  

  

Vous trouverez plus d'informations sur "notre" église dans le bulletin municipal de 2002, source de cet article, je n'ai en effet, rien trouvé sur internet pour m’aider, merci donc aux rédacteurs du bulletin !

(Et si vous avez relevé des erreurs ou souhaitez ajouter des précisions, n'hésitez pas à me contacter !)

 

Cette église, c'est aussi,  pour beaucoup de  Bucyquois, l'endroit où ils se sont unis, ont été baptisés ..., un lieu de rencontre en fait, dommage qu'on puisse si peu s'y attarder ... Lorsque le soleil passe à travers les vitraux, c'est presque magique..  

  

Alors, à l'occasion d'une messe, quelques minutes avant,  Osez pousser la porte pour admirer ces trésors !

  

J'avais en souvenir 1 fois par mois, mais  ce n'est visiblement  même plus  le cas, au grand désespoir des paroissiens que j'ai rencontré samedi dernier, tous ne se rendent pas à St Waast ... Notre paroisse  ne fait apparemment pas partie des Nantis  ...Dommage de ne pas avoir la possibité de profiter de la beauté et de la quiétude des lieux ...

  

Donc, si vous souhaitez la visiter, suivez l'actualité du flash de Bucy pour connaitre la date d'une prochaine messe (pas d'autres dates pour le mois de Mai).

 

"La messe étant dite" ,et en attendant que nos prières soient entendues ,  pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, ou pour celles et ceux qui souhaitent  la redécouvrir, vous pouvez trouver des photos et cartes anciennes dans l'album suivant :

 

http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/album-1627977.html

 

Bonne Balade

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 19:28

P1030143  P1030117

J’ai la chance d’avoir retrouvé des témoignages du passé de mes grands parents, qui habitaient déjà Bucy...Et parmi ces souvenirs, quelques lettres, dont certaines ont été écrites par ma grand mére Aline pendant la 2 éme guerre (Il y a 70 ans) elle avait 29 ans , sa fille , ma « tata » Nicole avait 5 ans .Mon grand père Henri avait été mobilisé …

 A l’heure où il nous est difficile de vivre sans notre portable dans la main, et où nous sommes capables de garder le contact avec le monde entier avec tous les moyens de communication dont nous disposons, le courrier était visiblement le seul moyen de communication. Dans la panique de l’exode, j’imagine, avec beaucoup d’émotion, la tristesse et l’inquiétude de ma" mémé" Aline, «  une mère poule » d’une douceur que je n’oublierai jamais, loin des siens « éparpillés », sans même savoir s’ils étaient en vie …

Voici un des ses courriers à sa sœur ainée et sa famille :

 

P1030120  P1030145 P1030146

Avignon, 7 Juin 1940

Chers Germaine, cher René, Chers André et Janine,

C’est moi qui fais réponse à votre lettre, car depuis le 30 mai je suis à Avignon, nous avons été heureux d’avoir de vos nouvelles, car nous nous demandions bien ce que vous étiez devenus.

 Je vois que vous avez fait un voyage qui n’a pas été tout droit , il faut souhaiter que cette terrible guerre se termine le plus vite possible et que nous nous retrouvions tous sains et saufs…(…)

 Quant à moi, je vais vous raconter mon voyage.

  Nous avons quitté Acy le 24 à 1h de l’après midi avec Nicole et ma belle mère. Papa avait demandé à Mr Ferté de nous conduire dans une gare pour prendre un train. Ses chariots étaient partis dans cette direction ; tous les jours, il allait voir ses ouvriers.

 Ce 24 à midi, il dit à papa si votre fille veut partir, je vais de ce côté cet après midi.

 Nous nous sommes préparées en vitesse. Maman pleurait de nous voir partir car elle aurait voulu faire comme nous, mais Grand mère ne voulait plus rien savoir.

 Nous avons pris un train à Nogent l’Artaud, il n’y en avait pas avant 5h du matin. Nous sommes arrivés à Paris à 10h du soir, il a mis 5h pour faire 84 kms.

De là, nous nous sommes dirigés vers la gare de Lyon. Nous avons passé la nuit au centre d’accueil car nous n’avons eu qu’un train le lendemain à 7h20.Nicole a dormi un peu sur la banquette.

 

P1010260

De Paris , nous avons pris notre billet pour Vichy , arrivées à 3h de l’après midi , bien fatiguées .La tante et les cousins ont été bien surpris de nous voir (…) le cousin , qui est agent de police justement , il venait d’avoir une carte d’Henri , vous pensez si j’étais heureuse de le savoir encore à Avignon car depuis le 10 je ne savais rien de lui(…) , je lui ai tout de suite écrit , et le mardi soir je recevais une dépêche : «  Viens , descendre chez Mr André » .

je suis partie le jeudi avec Nicole à 4h du matin, je suis passée à Lyon où j’ai eu 8h d’attente. Enfin, je suis arrivée à Avignon à 8h du soir .Henri était sur le quai...

Nicole est heureuse de retrouver son papa et nous deux bien davantage (…)

Henri vient tous les soirs coucher .Vers 7h, il est libre, hier, toute sa compagnie a travaillé de nuit, dimanche dernier, toute la caserne a été consignée car les informations ne sont pas brillantes malheureusement. Notre pauvre pays va encore prendre quelque chose .On aurait jamais cru qu’ils seraient venus si loin.

Hier, j’ai écrit à maman, peut être as-tu écrit à Orléans ? (…)

Maintenant, nous sommes bien loin les uns des autres, il faut espérer que ce fléau ne dure pas longtemps car il doit y en avoir déjà de pauvres malheureux de tombés. Et Mme Barny a-t-elle des nouvelles de son mari, je pense bien souvent à elle car je me mets à sa place .Et Robert, qu’est –il devenu ? Et Régine, et Léa ? (…)

Je ne sais encore ce que je vais faire car si l’Italie bougeait je ne serais pas bien placée. Et André et Janine, vont-ils à l’école ?

Ce matin, Henri a reçu une lettre de sa sœur, elle est prés du Croisic, des  voisins l’ont emmenée .Alfred vient d’aller la voir il y a quelques jours, la gare a été bombardée par des torpilles, il a été déporté par le choc et a été arraché un peu à la jambe mais ce n’est rien.

Pendant le temps qu’il était de service à la gare, les soldats ont pillé sa maison, tout a été retourné ; Ce doit être aussi joli chez nous, on n’ose pas y penser, enfin la vie passe avant tout.

(…)La ville n’est pas très jolie, ce ne sont que des petites rues, il n’y a qu’une jolie avenue où le soir il n’y a pas moyen de circuler. Dimanche et samedi il y a eu des alertes, les gens d’ici ont la frousse, on voit qu’ils ne savent pas ce que c’est. Ici, il fait très chaud, Nicole est en train de faire un petit roupillon (…)

Je ne vois plus rien à vous dire, surtout ne tardez pas à nous donner de vos nouvelles et recevez tous les 4, sans oublier, Me Barny nos plus affectueux baisers.

Aline   ( Leroy-Pestel)

 Voilà, très émouvant pour moi, pour ma tata Nicole je pense, seul témoin de ces moments certainement enfouis et vécus avec ses yeux d’enfant, elle a aujourd’hui 75 ans ! Mes grands parents ont rejoint les étoiles  malheureusement, mais ils ne sont jamais très loin …  Transcrire ce courrier, c’est une façon de leur rendre hommage. J’étais très fière d’eux et ils me le rendaient bien…Ils adoraient les gens, la vie, rire, … On peut imaginer qu’après une telle épreuve, les retrouvailles ont du être mitigées entre la joie de revoir ceux qui avaient survécus et ceux qui étaient tombés et ne sont jamais rentrés  …Ils en parlaient très peu …

J’ai d’autres lettres que je partagerai certainement prochainement avec vous …

 

           P1030144                        P1030118

 

                                                       P1030120

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 19:44

 

                      P1030106     P1030115

Francis Jammes , ce nom vous est familier ... C'est le nom donné à notre école maternelle , inaugurée en 1976 , avec la présence de sa fille ainée Bernadette et de nombreuses personnalités :     

                                            P1030112-copie-1

 

 

P1030111

                                                                                                                                                                                                                                                                                        

                                                                       

 

 

Pour les élèves de ma génération , Francis Jammes , c'est  un grand homme avec une jolie barbe et  surtout l'auteur d' un poème,  que nous avons appris à l'école ( il y a déjà 30 ans , oh oui , au moins !!)  , et qui continue de chanter à mes oreilles lorsque dans une pâture, je l’aperçois, nous apprenions les premières strophes : 

 

J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.

Il prend garde aux abeilles
et bouge ses oreilles;
et il porte les pauvres
et des sacs remplis d'orge.
Il va, près des fossés,
d'un petit pas cassé.
Mon amie le croit bête
parce qu'il est poète.
Il réfléchit toujours.
Ses yeux sont en velours.
Jeune fille au doux cœur,
tu n'as pas sa douceur:
car il est devant Dieu
l'âne doux du ciel bleu.
Et il reste à l'étable,
résigné, misérable,
ayant bien fatigué
ses pauvres petits pieds.
Il a fait son devoir
du matin jusqu'au soir.
Qu'as-tu fait jeune fille?
Tu as tiré l'aiguille...
Mais l'âne s'est blessé:
la mouche l'a piqué.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
Qu'as-tu mangé, petite?
- T'as mangé des cerises.
L'âne n'a pas eu d'orge,
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde,
puis a dormi dans l'ombre...
La corde de ton cœur
n'a pas cette douceur.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx.
J'ai le cœur ulcéré:
ce mot-là te plairait.
Dis-moi donc, ma chérie,
si je pleure ou je ris?
Va trouver le vieil âne,
et dis-lui que mon âme
est sur les grands chemins,
comme lui le matin.
Demande-lui, chérie,
si je pleure ou je ris?
Je doute qu'il réponde:
il marchera dans l'ombre,
crevé par la douleur,
sur le chemin en fleurs.

 

 

Le début du poème est "accessible" aux plus jeunes ...

FJ, originaire du Sud Ouest  a une œuvre conséquente, vous trouverez sur le site ci joint de nombreuses informations: sa biographie, ses recueils ...

                                                                       http://www.francis-jammes.com/ 

 

Alors pourquoi Francis Jammes a t-il laissé sa marque dans notre jolie commune ? Et bien parce que notre poète a trouvé l'Amour de sa vie Geneviève (Ginette) Goedorp , habitante de Bucy et s'y est marié .

En discutant avec ma maman, elle me dit se souvenir d'avoir entendu mes arrières grands parents raconter cet inoubliable moment,célébré en l'Eglise St Martin,  que c'était comme un conte ...

IMGP0065

 

J'ai relu, il y a peu de temps, le livre de L.Ferin & C.Thiebaut :"Le mariage providentiel de Francis Jammes», et oui, ce fut comme un comte de fées !!

 

Illustration Claude Dupin , oct 1997

 

J'ai trouvé très émouvante la façon dont Ginette et Francis sont tombés amoureux, ces échanges de lettres  qui datent aujourd’hui de plus de 100 ans ...

 

Ginette habitait les Egrets avec sa maman et sa sœur, elle était cultivée, aimait la poésie.

 Un de ses amis lui parla de l'œuvre du jeune Francis, elle l’acheta, et se plongea dans ses poèmes et ses romans, elle en fut bouleversée ...

 

Quel courage en ce début de siècle, pour une jeune fille, elle osa prendre la plume et écrivit à Francis !

 

Dans ses courriers, elle a décrit avec beaucoup de tendresse la nature qui l'entourait ...

 

Pourquoi notre poète s'est il plus intéressé à cette lettre plus qu'à une autre ? Toujours est-il que la réponse ne se fit pas longtemps attendre ...

 

Ils se rencontrèrent à Pau , les coups de foudre devaient déjà exister car j'ai lu que le mariage se décida aussitôt cette rencontre .

 

Il eut lieu à Bucy en 1907, la fête aux Egrets fut grandiose, d'après les témoignages des habitants, peu habitués à ce faste,, d'autres écrivains furent conviés ( dont André Gide ) et surtout beaucoup de notables .

IMGP0045

 

Les jeunes mariés quittèrent Bucy pour s'installer à Orthez, de leur union naquirent 7 enfants...

Belle histoire, non ??

 

Sa  petite fille Mireille Jammes Newman m'a fait parvenir l'acte de mariage de ses grands parents : 

Francis Jammes est revenu à Bucy en 1931, afin de procéder au baptême des trois nouvelles cloches, remplaçant celles enlevées par les Allemands durant la 1ére guerre mondiale, elles ont l'honneur d'avoir reçu chacune un poème de Francis.

 

Ces quatrains ont été composés par le poète à la demande du curé de Bucy-le-Long (L’abbé Leleu)

(Informations recueillies sur le site FB dédié au poète dont sa petite fille Mireille m'a indiqué l'existence)

 

PETITE CLOCHE: « Enfance»

L'enfant plus près de la Source
Voit du Ciel la netteté.
Pur comme elle il a chanté
Avant de prendre sa course.

MOYENNE CLOCHE: « Âge mûr»
« J'espère, je prie »

Lorsque l'on est au centre de l'année
Le blé mûrit, espoir des Fêtes-Dieu.
Lorsque la vie arrive en son milieu,
Prie, comptant la belle moissonnée.

GROSSE CLOCHE: « Vieillesse»
« J'aime, je pleure»

Mon calice propage au loin gravement l'onde
Des sanglots où tout homme à son dernier départ,
Reconnaîtra l'écho des orages du monde.
Seigneur nous nous aimons. Seigneur il se fait tard.


 

Des contacts ont été gardés avec notre village depuis cette date, des colloques, rencontres, commémorations (en 1997 par exemple pour l'anniversaire des 90 ans de mariage de GG et FJ)

P1030107    P1030108

Et puis il reste, chaque jour, le magnifique château des Egrets à admirer :-)

 

De nombreuses autres informations pourraient probablement être données, je partage mes impressions et ce que j'ai en ma possession, mais  vous pouvez approfondir vos connaissances sur le site internet de Francis Jammes : http://www.francis-jammes.com/

 

Un petit message pour les Amoureux du poète : si vous possédez une photo de ce mariage ou d'autres photos de Ginette et Francis, envoyez la moi, afin d'agrémenter cet article !

 

 
 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 11:04

P1000000

 

Il en reste aujourd'hui  la Tour majestueuse (semi circulaire) , on dit chez nous : "la Tour Flagella"  , de ses 20 mètres de haut , elle domine notre paysage.

D'après les quelques archives retrouvées ,elle était la charnière entre 2 bâtiments perpendiculaires . Des dépendances formaient, avec ces bâtiments un quadrilatère qui entouraient une cour d’honneur.P1010628

Le nom premier de ce château était " Broyon" , il en reste la rue !

C'est la famille Simon Matiphas (de Buci (orthographe de l'époque)) autrefois,  Esvéque de Paris qui le possédait au début du 14ème siècle , le lieu était un manoir, pas encore un château.

 

Anecdote : Sur un des piliers de Notre Dame de Paris , est gravée l'inscription suivante : "Cy est l' ymage de bonne mémorée Simon de Mattifas de Buci de l'évéchée de Soissons ..."

A côté du pilier, on peut voir, dans la chapelle de la vierge, une très belle fresque restaurée par Viollet Le Duc représentant deux anges portant au ciel l'âme de Simon.

Cependant, ne reste que le pilier, la statue a disparu.

Si vous vous rendez à Notre Dame, essayez de le trouver !


En 1313, fut érigée une chapelle : "la chapelle de Broyon" (probablement à la place de l'habitation actuelle).

 

 

Dans le dernier quart du 15 ème siècle , Guillaume de Bische , héritier du lieu, fit ériger un château "d'allure féodale "mais d'une capacité défensive assez précaire .

 

D'après des notes des archives départementales, voici une autre anecdote :

En 1700 , la chapelle de Broyon avait pour chapelain Henri de Brie habitué de la chapelle et également chanoine de St Waast et de Pierrefonds . Il fut accusé d'inconduite : en 1703, il fut accusé d'avoir porté en croupe, derrière lui, jusqu'à Vailly une femme masquée !

Il fut condamné à se retirer au séminaire pendant un an au pain et à l'eau , à réciter des psaumes et dut verser une amende de 60 livres !!

  

En1713, le château est probablement acheté par François Dupleix , 3 générations en furent propriétaires mais personne ne l'habita, il était réduit à une exploitation agricole comprenant 2 fermes ( dont celle de "la montagne")

  

En 1820, le château, en très mauvais état, fut cédé à Charles Binet, il fit détruire les restes du château mais garda la Tour

 

Je ne sais pas si c'est à ce moment là  que la chapelle fut détruite, j'ai cependant lu que les pierres de la chapelle détruite auraient servi à "réparer une brèche du cimetière  et auraient également servi ainsi de provision de pierres pour les marches de ce cimetière

 


On rapporte qu'avant 1914, la propriété qui appartenait à Mr et Me André Macherez. Il y avait à côté de la Tour, une demeure de plaisance (détruite pendant la guerre 14-18) . Elle a été cédée, après la 1ére guerre mondiale, à  Mr Flagella.

  

Dans la Tour , au milieu de celle ci, on peut encore observer la superbe coupole de six arcs ,et en son milieu voir  le collier de Saint Michel ( ordre fondé par Louis XI en 1469 dont Guillaume de BIsche était tenu en estime ) P1010624. Il y a 2 salles au dessus , pour les rejoindre , il faut emprunter un petit escalier à vis.

  

Je me souviens être montée la visiter, il y a très longtemps avec mon Grand père Henri, j'avais été très impressionnée de voir un tel monument à Bucy et aussi par tous les pigeons qui y logeaient !

Mes enfants ont remarqué que des fenêtres étaient à présent installées, tan pis pour les pigeons :-))

  

Bel Héritage !

De là haut, des siècles nous contemplent !

 

des cartes et photos dans les albums suivants :

http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/album-1606598.html et aussi dans

http://bucy-le-long-aisne.over-blog.com/album-1547708.html

 

Si vous possédez des informations succeptibles de compléter  cet article , n'hésitez pas à me contacter !

 

P1010626     P1010627

 

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:18

P1010189-copie-1Aprés quelques recherches , voici l'origine des noms données à quelques rues de Bucy , certaines ont des raisons historiques , d'autres datent probablement de plusieurs siécles , et  si vous , qui lisez ces lignes pouvez apporter plus d'éléments, je serais ravie d'ajouter des détails :

Rues:

Du Vaux fourché : c'est un lieu dit
De l'Auberlaye:c'est un lieu dit
Curie: en l'honneur des physiciens français Pierre & Marie
Dr Marchand : il était médecin  à soissons ( date à rechercher )
Des américains: en mémoire de la libération du 19 Aout 1945
Du bac :le bas toujours en place dans cette rue servait à abreuver les vaches !
Du Tour de Noirfosse : du nom du général ( 1732-1818)qui fit don du terrain du cimetière
De la pisselotte:Pour le nom de son filet d'eau qui se jetait dans un lavoir en bas de la rampe st Martin
Rampe st Martin: Jolie côte se rendant à l'église du même nom
Félix Brun:en hommage à l'archiviste qui écrivit  une histoire de Bucy
Du chemin des Dames : Rue se dirigeant vers Margival , et donc vers les Chemins des Dames sur le plateau
Clémenceau:Hommage à l'homme politique(1841-1929)
Place du 28 Aout 1944:En mémoire de la libération de Bucy
Quinquet: Vieille famille du Soissonnais , elle fit don du vitrail "l'arbre de Jessé" de l'église St Martin
Jules Ferry: Homme politique
Du Gal de Gaulle: du président de la république
Broyon : Du nom d'une ancienne chapelle
Du chateau : situénprés d'un lieu où était érigé le chateau de Bucy
Victor Hugo : écrivain célébre
Du sable : il y aurait eu des tas de sable dans cette rue
Du Moncel : lieu dit
De Beauvois:lieu dit
Des Carrouyers:lieu dit
De la Sablonniére:conduit à une sablière
De la vieille croix : à cause du calvaire
Mal Foch: Maréchal de France
Guynemer: capitaine aviateur (1894-1917) , il a abattu son 1er avion ennemi au dessus de Bucy

Léon Tassin: en  mémoire d'un ancien maire qui a beaucoup donné à la commune

Besseville: en l'honneur de Louis Besseville qui fut instituteur à Bucy au début du XX éme siécle


Si vous avez des autres noms a soummettre , des noms de sentes ou de lieux dits dont vous connaissez l'origine  , faites le moi savoir , je vais également chercher de mon côté ;-))

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 09:36

pierre-de-la-mariee.jpg
C'est à travers  des écrits Félix Brun  que l' on touve des traces de cette coutume .

Il existe quelques débris de grosses pierres sur les monts de Bucy , Félix Brun les qualifie même de " druidiques";  

Est ce parmi elles qu'il faut chercher la "pierre de la mariée"?

" dont on n'a jamais su rien de positif , sinon qu'on l'a détruite il y a bel âge et que personne aujourd'hui ne peut se vanter de l'avoir connue".
Certains dictionnaires la signalaient comme curiosité du pays 

Mr  De Melleville nous apprend qu'avant la révolution , on voyait à Bucy , une large pierre nommée " Pierre de la mariée" sur laquelle se pratiquait une étrange cérémonie :
Chaque nouvelle mariée était tenue le jour de ses noces de glisser assise sur son sabot.
Mauvais augure à celle qui le cassait !
Est ce de cette coutume qu'est venue l'expression " elle a cassé son sabot" dans beaucoup d'autres localités?

La "pierre de la mariée" se situerait dans un bois de pins trés ancien , prés du cimetiére .

Que celui qui  trouve la pierre ou les sabots  nous previenne !



sabots-anciens.jpg



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