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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 22:22

    2014-02-09 inauguration plaque et assemblee genera-copie-11   2014-02-09inauguration plaque -photo C.Gandon (9)

 

Bel hommage , il y a quelques jours au monument aux morts de Bucy Le Long , un moment assez rare et trés émouvant ...Les noms de Jean DEHOLLAIN et Louis THOMIN ont été ajoutés sur le monument aux morts de notre commune , 91 ans après que le village ait rendu hommage aux victimes de la Grande Guerre ...

Merci à Corinne et à Jackie pour les photos que vous pouvez retrouver dans l'album ci-joint :

http://www.syla-bucy-le-long.fr/3-album-2193776.html

 

Louis Férin a mené un travail de recherche important concernant ces "enfants" morts pour la patrie, je vous fais partager son discours :

"Après des causes lointaines, des rivalités balkaniques, ethniques, sous l'oppression de l'Empire austro-hongrois, une cause immédiate sera l'élément déclencheur de la guerre 1914-1918.  Le 28 juin 1914, dans SARAJEVO, la capitale de la Bosnie-Herzégovine, le prince héritier d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand était assassiné. Je m’y étais rendu en avril 2006, afin de comprendre l’Histoire.

 

          La marche vers le cataclysme s'accélère par la déclaration de la guerre le 2 août 1914, précédant par la mobilisation générale du 1er août. La France, l'Europe, le monde bascule dans la guerre aux conséquences incalculables, qui va durer 54 mois.

 

          Six millions d'hommes vont mourir dans des conditions abominables de souffrances.

 

          À ce jour aucun de notre vocabulaire n'est assez fort pour qualifier les monstruosités, les douleurs endurées au court des combats d'une violence inouïe, sous les pluies d'obus de tous calibres, la mitraille, les gaz, dans la boue des tranchées, dans le froid glacial. Plusieurs millions seront blessés; des familles entières seront anéanties. Comparons, nous, qui sommes en cet hiver plutôt clément, bien que couverts, un peu frileux.

 

          Parmi eux 39 de nos enfants disparaissent, vont échanger leur vie pour la nôtre, notre Patrie.

 

          Le 3 juin 1923, Bucy leur rend hommage par l'inauguration de ce monument-obélisque, aux morts pour la France. Deux noms avaient été oubliés, n'étaient pas sur cette pierre de la mémoire. Pourquoi ? Nous ne le savons pas. Après la guerre, Bucy détruit à 80 %, devait relever ses ruines, les archives, les états étaient incomplets ne permettaient pas une liste exhaustive des soldats de notre village, morts pour la France.

 

          Aujourd'hui, presque 91 ans après, réparation est faite pour deux d'entre eux:                      

 

                    Jean DEHOLLAIN « Mort pour la France » au bois d'Avocourt (Meuse) le 11 avril 1916.                                                                                                                                                    Louis THOMIN « Mort pour la France » à l'ambulance 2/71 du château de Tirlancourt,  commune de Guiscard, dans l'Oise,

 

Jean Léon Paul DEHOLLAIN        

 

          Est né le 10 juillet 1881 à Paris, boulevard de l’Hôpital n° 165, 13e arrondissement de la capitale, de Paul Gabriel Aimable, employé à la Préfecture de police de Paris et de Marie Anne Gaillard, institutrice,                                                                                                          Le grand-père de Jean, Léon  né à Cambrai en 1812, avait émigré à Bucy –Vaux-Fourché au milieu du 19e, avait créé la sucrerie de Ciry-Salsogne.                                                Il eut six enfants dont Paul dehollain (1853-meurt de des fièvres de Cochinchine en 1897), le père de Jean ; Albert (1852) père de Philippe (1885-1970), lui-même père de onze enfants dont Patrice, Jean-Marie, Madame Bernard.  Ils étaient donc cousins.

 

          Voilà la situation familiale attachée à Bucy.                     

 

          Jean résidait à Paris, pour la raison que son père Paul, militaire faisait carrière dans la capitale. Mais les habitudes familiales étaient à Bucy.  Jean attaché à la propriété des Egrets, y passait ses vacances, rendait visite à ses oncles et cousins ; comme le faisait les frères Pécout, René Florand, ici sur  ce monument.                                                           

 

          En janvier 1915, le conseil de révision de la Seine reconnaît c et étudiant de 20 ans bon pour le service armé.                                                                                            Affecté au 69e d’infanterie, il rejoint le corps aux prises avec l’ennemi dans les Flandres, région de Proven – Woesten en Flandres le 14 février 1915. Puis c’est l’Artois, le Labyrinthe.

 

         

 

          Jean passe au  27e R.I., c’est La Meuse, la Bataille de Champagne, la Lorraine toujours en 1915. Maintenant avec le 227e R.I., ce sont les Côtes-de-Meuse, l’Argonne, secteur et Bataille de Verdun1916                                                                

 

         

 

          Nommé aspirant en  août 1915.                                                                                                  Le 17 février 1916, Jean Dehollain quitte le 27e, en position de Boncourt-sur-Meuse, 5 km au  nord de Commercy, pour le 227e R.I.                                                                Avril 1916, les sombres nuages  s’amoncellent, l’orage gronde, l’air sent le feu, la poudre ; le vacarme des combats est proche en cette soirée de printemps du 10 avril. Régulières, alignées, autant qu’il soit possible, les vagues montent l’une derrière l’autre, et bientôt disparaissent dans le bois. C’est la terrible bataille de Verdun à laquelle il participe !

 

           La 1ère vague se heurte aux mitrailleuses allemandes intactes. Elle est accueillie  par une fusillade nourrie et des jets de grenades. Les  officiers lancent néanmoins leurs troupes, mais doivent s’arrêter en raison des pertes subies. Les hommes se jettent à plat-ventre dans des trous d’obus puis se mettent de suite en devoir de se creuser un abri momentané malgré la fusillade intense.                                                                                                                                       Ce que l’on ne pourra jamais dire assez haut, l’héroïsme et le mépris de la mort que les hommes du 227e, dont Jean Dehollain, ont montré pendant cette journée.           Officiers, sous-officiers, soldats, sont partis d’un élan sublime, et malgré les pertes énormes éprouvées, leur moral est resté magnifique. Ils ont pendant toute la fin de cette journée et la nuit travaillé sous une pluie d’obus. Ils ont rivalisé de courage et d’abnégation, attendant, repoussant avec calme les  contre-attaques de l’ennemi.

 

          Les pertes sont particulièrement élevées. Cent seize (116) hommes sont tués –275 sont blessés, 45 ont disparus entre le 24 mars et le 11 avril 1916.                     L’aspirant Jean Dehollain,  ses camarades de la 21e cie sont tués.                      Cité à l’Ordre de l’armée, il meurt pour la France le 11 avril 1916 à l’âge de 25 ans.             À ce jour, sa sépulture n’est pas connue.

 

         

 

THOMIN Louis Auguste

 

                        Dans la commune de Bucy-le-Long, pour l’année 1873, est né le 30 décembre, Louis Auguste Thomin,  d’Auguste et de  Marie Adélaïde Genes.          Louis passe le conseil de révision, il est exempté. À l’âge de ses 20 ans, en 1893, selon sa fiche, il réside à Saint-Laurent-la-Conche (Loire).                                                                                                      Le conflit mondial, éclate. Louis, pour les besoins, est  reconnu apte au service armé, le 12 décembre 1914, par le conseil de la Loire.                                                                         Mobilisé, il  va connaître six affectations différentes durant pratiquement toute la durée de la guerre : Il combat en Argonne, secteur de Vienne-le-Château (Marne).            Sa fiche matricule reste muette et ambigüe sur de nombreux points. Il est impossible de retracer les participations aux différentes actions, activités de ces régiments territoriaux, tant la dispersion des bataillons, compagnies étant appelés à des tâches diverses et multiples autres que le combat de première ligne, sauf au début de la guerre, comme le convoyage de prisonniers, transport de blessés, aménagement de tranchés, le ravitaillement, garder des postes d’aiguillage de chemin de fer, etc.

 

          Non, je ne vais pas vous infliger une longue et fastidieuse énumération de régiments, de dates de mutations ; elles ont été nombreuses pour Louis Thomin.

 

          Les archives de l’hôpital du Val-de-Grâce, l’E.V.D.G et musée, conservent  les J.M.O. des ambulances militaires. Afin de soulever toutes ces interrogations, je les consulte à Paris. L’ambulance 2/71, s’installe au château de Tirlancourt, commune de Guiscard (Oise), le 4 octobre 1918 à 7 heures. Elle commence son aménagement au château et dans des baraques. Les premiers malades (grippe) arrivent le 7 suivant.                                                                                                                                                                                                     Je peux lire que Louis Thomin 2e classe, 13e section de télégraphistes militaires, 290, Soissons 1893, arrivé le 10, décède le 17 octobre 1918 à 21 heures, à presque 45 ans, de la grippe.                                                                                                                  La transcription de  son décès, est faite sur les registres de l’état civil de Bucy, le 24 octobre 1921, avec la mention « Mort pour la France ».  Son nom figure sur le Livre d’Or de la commune de Bucy-le-Long, conservé aux Archives nationales, site de Fontainebleau ; alors pourquoi, avait-il était oublié ?                                    

 

          Son lieu d’inhumation est signalé à Noyon, nécropole nationale, tombe individuelle n°20, carré G, où je me suis rendu. Sur la croix figure le 48e R.I.                                                                                                                                                                                 Compte tenu de la complexité à retracer ici, en quelques lignes la vie militaire de  Louis THOMIN,  parfois contradictoire, je vous conseille la lecture de mon livre : « AVANT QUE LA MÉMOIRE NE S’EFFACE », qui sortira d’ici peu. "     

 

          Mesdames, Messieurs, je vous remercie.  Par Louis FÉrin

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Syla - dans Histoire
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  • : Diverses informations, images sur notre joli village du Soissonnais : Bucy-Le-Long , et aussi sur Soissons, sur les superbes endroits de l'Aisne , de Picardie et aussi ,pourquoi pas, des balades à faire au delà !...Pour l'utilisation des photos, merci de m'envoyer un mail pour demander mon accord, merci :-)
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